Le 5 novembre au Cabaret d’Albert, Fabien Dupuis présentera deux fois son spectacle solo Isabelle. L’auteur et comédien interprète Daniel, personnage un peu lui et un peu fiction, dans un univers tragi-comique qu’il affectionne.
«Je découvre mon humour à moi en jouant sur la ligne, indique Fabien Dupuis. Souvent les plus grands moments comiques ont un fond de tragique. Il en ressort quelque chose de choc. Les grands drames de notre vie, on les vit à travers notre quotidien. »
C’est en 2012 que le comédien a présenté pour la première fois son œuvre solo. Il écrivait des textes sans les montrer. Sa conjointe [Valérie Blais], l’a encouragé à présenter ses écrits et Luc Senay l’a aidé à mettre en vie ses histoires. Il en ressort in spectacle sur le rapport à la mère vu dans les yeux de Daniel dont le seul bonheur est de jouer avec sa cousine Isabelle.
«J’ai fait une œuvre avec un journal intime, explique-t-il. Daniel, je le trouve bien attachant. J’ai plusieurs fous rires à le jouer, même dans les moments tragiques. On dirait qu’il me suit, m’a toujours suivi. Mais lui, il a le droit de tout faire, mais dans sa propre logique. »
Les deux cousins, intimement liés, ont été séparés par la mère de Daniel. Au décès de cette dernière, ils se retrouvent. Fabien Dupuis arpente les tourments du fils blessé devenu adulte qui revoit sa chère Isabelle.
«Ça fait 90 fois que je le présente et je ne me tanne pas, soutient l’auteur et comédien. Je me promène avec mon bébé, c’est un gros thrill. L’écriture m’amène là, à donner une histoire. Au lieu d’être désiré, c’est moi qui désire. Ça change la donne. Je veux juste donner une histoire à aimer. »
Son stand-up tragi-comique a fait un tabac cet été au Zoofest. Une expérience qui s’est transformée en rampe de lancement pour ce spectacle. Le projet de trilogie a été remis en selle et Camil s’approche des planches «Je porte déjà ce spectacle dont la première aura lieu en mars, annonce-t-il. Sans le vouloir, ma façon de livrer Isabelle en est influencée. »
Le 5 novembre dans la formule Cabaret d’Albert, Fabien Dupuis va livrer deux fois son œuvre de 75 minutes. Seul sur scène. «Je me suis fait un rectangle sur la scène qui représente mon carré de sable, explique-t-il. C’est un beau voyage. »
