Maria Mooijekind Valentini trouve vraiment déplaisant de cohabiter avec une boîte postale communautaire sur son terrain de la rue des Grands-Mâts. La résidente qui croyait profiter d’un coin paisible doit désormais prendre des médicaments pour l’aider à dormir.
«Sir Bogie [son chien] m’avertit aux moindres mouvements. Dès qu’une porte ouvre, quand une voiture freine, quand la radio d’un véhicule fait jouer sa musique trop forte. Ce sont tous des bruits que j’entends. C’est tellement désagréable. Et c’est 24 heures par jour», dit Mme Mooijekind Valentini.
Outre le bruit, la pollution est un aspect déplaisant qui accompagne la boîte. La résidente dit faire un ménage quotidien pour ramasser les papiers qui jonchent son terrain.
Au moment d’acheter sa résidence, l’an dernier, la boîte postale communautaire se trouvait déjà en bordure de son terrain. Or, elle dit avoir contacté Postes Canada et on lui aurait laissé sous-entendre que la boîte pourrait déménager. Un message qui l’a encouragée à procéder à l’achat de cette résidence.
La résidente a rappelé Postes Canada qui lui a répondu que l’emplacement des boîtes postales était du ressort des municipalités. Mme Mooijekind Valentini a appelé son conseiller municipal, François Labossière, qui lui a dit croire que ce pouvoir relevait de Postes Canada.
Bref, la boîte est toujours près de sa chambre à coucher. «Je ne sais pas ce que je vais faire si la boîte reste là. Les gens ne veulent pas acheter le terrain à côté à cause de la boîte», dit-elle.
Installation planifiée
Anick Losier, porte-parole chez Postes Canada se questionnait à savoir qui avait pu lu laisser sous-entendre que la boîte communautaire pourrait être déplacée.
«Dans le cas de nouveaux quartiers comme ce cas-ci, les boîtes sont installées selon une planification établie avec les développeurs immobiliers et la ville. C’est une routine instaurée dans les années 80», dit-elle.
