De gardienne de but au soccer à joueuse de centre au volleyball, il y a un pas et la jeune Aurélie Bélanger n’a pas hésiter à le franchir, en sautant plus haut que ce qu’on pourrait penser.
L’étudiante de première année au Cégep Édouard-Montpetit a évolué avec les Lynx en Division 1 cette saison et elle a vu beaucoup plus de terrain que ce qu’elle avait anticipé. «Ça a été une super belle saison. J’ai été quand même surprise de jouer beaucoup parce qu’il y avait des filles de deuxième année à ma position. D’habitude c’est rare en première année qu’on voit autant d’action», lance l’étudiante originaire de Vaudreuil-Dorion qui a commencé à jouer au volleyball en secondaire 2 seulement.
Une grande athlète
La recrue de six pieds, un pouce, presque deux, 17 ans, a joué au soccer jusqu’en secondaire 4 et brillait devant sa cage. «C’est pour ça qu’au volleyball, ça ne me dérange pas d’être utilisée en défensive, mais je suis surtout utilisée au centre pour bloquer et faire des attaques rapides», lance celle qui a été recrutée et dirigée par Richard Ouellette dans son club de la Cité-des-Jeunes à Vaudreuil-Dorion.
À cette époque, la jeune adolescente faisait déjà écarquiller les yeux par ses prouesses dans ses cours de concentration sports.
Si bien, que son évolution a été rapide et que du volleyball scolaire, elle a été recrutée par les Lynx en vue de la saison 2025-2026. «J’ai reçu des offres de quelques cégeps, mais quand je suis venue ici, j’ai tout de suite senti que j’avais une place, qu’il y avait un bel esprit d’équipe et que les entraîneurs allaient bien nous entourer», lance celle qui a ainsi pu connaître les joies d’un championnat provincial il y a quelques semaines.

Les meilleures au Québec
Les Lynx ont accédé à la finale du volleyball collégial féminin D1 et ont eu à se frotter aux Élans du Cégep Garneau à Québec. «C’était leur première défaite de la saison et c’était contre nous en grande finale», envoie-t-elle, à l’image d’un smash au visage de rivales. Cette victoire a permis à Aurélie et à ses coéquipières de représenter le Québec aux Championnats canadiens. «Ça a bien été aussi, mais on y a été match par match, parce que nous ne connaissions pas les autres équipes et finalement, on a pris la deuxième place. Nous étions surprises, nos coachs aussi, mais tout le monde était content», assure l’étudiante de Sciences humaines, maths fortes.
L’avenir s’annonce grand
Pour l’instant, Aurélie Bélanger hésite encore quant à un choix de carrière. Mais elle sait qu’elle veut à tout prix étudier à l’université… pour y jouer au volleyball.
«Peut-être ici avec les Carabins, ou une autre université canadienne, mais je regarde aussi pour la NCAA. Je vais voir les démarches et s’il y a des possibilités en ce sens», explique celle qui pourra voyager encore plus que ce qu’elle n’a déjà fait avec son sport.
Elle faisait partie d’Équipe Québec à l’été 2025 lorsque la formation s’est rendue aux Jeux du Canada à St John’s au Nouveau-Brunswick. Puis l’été prochain, elle désire tenter sa chance avec Équipe Québec en volleyball de plage. L’entraîneuse Annie Martin, qui joue sur l’équipe nationale, aurait déjà entendu parler en bien de la grande joueuse de Vaudreuil-Dorion.
Pour Aurélie Bélanger l’avenir s’annonce grand et à la hauteur des attentes.


