Lorsqu’un couple éclate, ce sont souvent les enfants qui souffrent de difficiles lendemains. C’est pourquoi la médiation familiale apparaît de plus en plus comme un processus qui permet aux parents de mettre un terme à leur union en limitant les dégâts.
Selon le ministère de la Justice, 82 % des couples avec enfants qui ont utilisé la médiation familiale sont parvenus à une entente. Cette statistique est divulguée en marge de la Journée québécoise de la médiation familiale qui se déroule le mercredi 3 février. Cette journée vise à sensibiliser la population à la médiation familiale et à l’informer des bienfaits de l’utilisation de ce mode amiable de résolution des conflits.
Médiatrice familiale accréditée, Claude DeBellefeuille perçoit la médiation familiale comme un programme très important au Québec pour éviter que les enfants se retrouvent au centre des chicanes entre leurs parents. Comme l’indique le thème de la Journée québécoise, Couple un jour… parents toujours.
«La médiation veut amener les ex-conjoints à vivre leur parentalité autrement en passant d’une dynamique de confrontation à une dynamique de compromis. Elle permet une approche juste et équitable, c’est pourquoi on explique dès le départ qu’ils n’obtiendront pas 100 % de ce qu’ils demandent.»
Le programme offert par le ministère de la justice inclut une séance d’information en groupe. Dans la région, une rencontre aura lieu le lundi 1er février à 18 h à la salle 9 du palais de justice de Valleyfield, et la suivante est prévue le jeudi 3 mars, même heure, même endroit.
Le programme prévoit aussi 5 heures gratuites de médiation. Selon Mme DeBellefeuille, ces 5 heures sont habituellement suffisantes pour en arriver à une entente. Celles-ci permettent de faire le tour de la question: partage des biens, pension alimentaire, droit de visite des grands-parents, la garde lors des congés scolaires, etc.
Par contre, le médiateur peut mettre fin à la médiation à tout moment s’il constate qu’il est inutile de la poursuivre.
L’entente à laquelle les ex-conjoints auront souscrit sera par la suite confirmée dans un jugement de la cour. Incidemment, la médiation se veut un outil privilégié par le ministère de la justice pour désengorger le système judiciaire.
Qui offre un service de médiation ?
Dans le district judiciaire de Beauharnois, plus d’une quarantaine de professionnels sont accrédités par le ministère pour offrir le service de médiation familiale.
Ce sont des travailleurs sociaux, comme Mme DeBellefeuille, ou encore des avocats, des notaires, parfois des psychologues ou conseillers en orientation. La liste des médiateurs du district est accessible au http://www.justice.gouv.qc.ca/francais/recherche/mediateur.asp.
Le témoignage d’un usager du service est aussi accessible:
http://www.justice.gouv.qc.ca/francais/videos/med-familiale/pleau.html

