Le printemps pluvieux de 2017 n’a pas empêché l’horticulteur Martinus Mooijekind de connaître une bonne saison, malgré quelques pertes. Ses 59 variétés de pivoines alimentent des centaines de fleuristes du Québec.

«Ce matin, j’en ai livrées 2000 chez un grossiste de Montréal et demain matin j’en livrerai 2000 autres», confiait le producteur lors de notre visite, mercredi, à sa pivoinerie de la route 236 à Saint-Stanislas-de-Kostka. La période de mai-juin se veut fort occupée chez les Mooijekind afin de couper, emballer et livrer les pivoines issues de leurs quelque 12 500 plants.

«De ce temps-ci, c’est du matin au soir», indique l’ancien maire de Salaberry-de-Valleyfield. Les fleurs sont coupées alors qu’elles n’ont pas nécessairement éclos, précise-t-il. C’est ainsi que son exploitation constitue l’une des plus importantes au Québec.

Et puisque les pivoines demeurent une affaire de famille chez les Mooijekind, Martinus et son épouse Lise obtiennent aussi la contribution de leurs fils Sylvain et Michel, de même que des enfants de ceux-ci. Une passion de l’horticulture que Martinus a d’ailleurs héritée de son père, Gérardus, un Hollandais d’origine qui détenait autrefois une pépinière dans le secteur Saint-Timothée. «C’est lui qui m’a tout appris, il m’a laissé un bel héritage», souligne le septuagénaire.

Pivoines hybrides

Outre la culture de pivoines proprement dite, Martinus Mooijekind s’adonne également à l’hybridation de différentes variétés de pivoines. Pour ce faire, il procède au mélange de leurs pollens.

«Annuellement, on recueille autour de 1000 semences, mais seulement la moitié de celles-ci vont donner des résultats et 10% seront véritablement retenues», explique-t-il.

Cette année, l’horticulteur a fait enregistrer 5 nouvelles hybrides avec diverses appellations, comme Charles-Olivier (son petit-fils), la Québécoise, son défunt ami Jean-Marc Beauchamp, André Laurion, de même que GML (pour grand-maman Lise, son épouse).

La saison 2017 des pivoines achève néanmoins, même si deux variétés d’automne fleuriront en septembre. M. Mooijekind retrouvera ensuite la quiétude de sa retraite, en offrant de temps à autres des ateliers dans différentes sociétés d’horticulture.