Deux années sont passées depuis l’incendie qui a emporté quatre des cinq membres d’une famille de la municipalité des Coteaux en décembre 2014 et le seul survivant du brasier mortel, Mathis, se porte bien avec ses proches.

Agé maintenant de 10 ans, le jeune garçon a été accueilli à bras ouverts par sa tante, Stéphanie Desrochers-Gauthier et son conjoint, Mathieu Mercier, à la suite des tristes événements. Aujourd’hui, les enfants du couple adoptif, Nikolas, 12 ans, Mélodie, 7 ans, Thomas, 5 ans, et Lexie, 3 ans, sont devenus des frères et sœurs de Mathis autant que des cousins et cousines.

Hospitalisé pendant quelques jours après avoir survécu à l’incendie, Mathis se rappelle d’avoir appris la nouvelle dans les jours suivant le drame. «On ne veut pas qu’il oublie (sa famille)», de signifier sa grand-mère, Manon Desrochers.

«Mathis est bien entouré. Il fait partie de la famille à part entière. Il n’existe pas de différence avec les autres enfants», assure-t-elle. «Mathis est encore jeune. Il a une belle vie devant lui.»

Le garçon habite maintenant à Salaberry-de-Valleyfield et les liens qu’il avait tissés avec sa tante avant l’incendie ont favorisé son adaptation. Mathis était déjà très proche de Stéphanie, sa marraine, ainsi que de ses cousins et cousines. Le fils aîné de la famille, Nikolas, a en quelque sorte pris Mathis sous son aile et il est près de son frère.

La grand-maman admet tout de même que les mois d’octobre et novembre sont un peu plus difficile pour elle et sa famille. «C’est l’anniversaire de ma fille Karine le 20 novembre, celui de Mathis, de ma petite-fille Lorie et de mon petit-fils Nikolas en octobre. C’est moins facile pendant cette période. Tout arrive en même temps. Mathis en parle un peu plus (de sa famille)», reconnaît Mme Desrochers.

Le 23 décembre 2015, toute la famille s’est rassemblée dans une salle pour célébrer la mémoire des disparus. Des chants de bonne fête ont été entonnés et les vœux de la période des fêtes ont été échangés avec le souvenir encore présent de Karine, Patrick (Gagnon), Lorie et Félix.

Si le temps vient à arranger les choses, du moins en partie, Manon Desrochers convient qu’elle a été mise à rude épreuve. «Ce ne fut pas facile pour mon conjoint et moi. Je demeurais dans le même immeuble à logements avant de déménager l’an dernier. Ma fille Karine était mon sosie», a-t-elle témoigné.