Par mesure de sécurité, cinq arbres matures situés en bordure du vieux canal de Beauharnois devront être abattus au cours des prochains jours en raison de leur état de santé précaire.
Ces arbres sont tous localisés du côté du sud du vieux canal; trois dans la portion située entre les rues Jacques-Cartier et Nicholson, et deux à l’ouest de Nicholson.
«Quand on prend la décision de couper des arbres, c’est qu’on a d’abord étudié toutes les autres possibilités qui s’offraient à nous», précise Maggy Hinse, conseillère en environnement de la Ville et biologiste spécialisée en écologie.
Selon la technicienne en environnement Marie-Lou Lacasse, ces érables argentés plantés il y a 40 ou 50 ans, témoignent de plusieurs symptômes qui témoignent de leur fragilité: branches mortes, cavités creuses internes, champignons ou dégradation de la base de l’arbre.
Divers facteurs externes, comme de forts vents ou l’impact d’un véhicule à la suite d’une collision pourrait donc entraîner l’affaissement d’un de ces arbres et affecter la sécurité de la population.
«L’espérance de vie d’un arbre découle de plusieurs facteurs. Ici au centre-ville, les arbres sont soumis à la pollution urbaine, la compaction du sol, le sel de rue ou encore des blessures causées par des individus ou des animaux», explique la technicienne.
Abattage et plantation
Les travaux d’abattage se mettront en branle dès le lundi 23 novembre et se poursuivront dans les jours suivants. En conséquence, la circulation sera interdite en direction ouest sur Victoria dans la zone des travaux.
Dès le printemps prochain, après le dégel du sol, d’autres arbres de gros calibre et d’essences différentes seront replantés aux mêmes endroits, explique Maggy Hinse. «Plus on choisit des specimen d’essences variées, moins ceux-ci seront vulnérables à la transmission de bactéries, comme l’agrile du frêne par exemple.»
Le Service de l’environnement de la Ville assure une gestion continuelle dans l’évaluation de la santé des arbres de son territoire, que l’on retrouve en grand nombre. On n’a qu’à penser aux parcs Salaberry et Delpha-Sauvé, aux abords de la baie Saint-François et du vieux canal, ou encore ou nouvel arboretum Frédéric-Back.
Les nouvelles plantations effectuées depuis 2011 sont d’ailleurs intégrées dans une base de données interactive, ce qui facilite leur gestion et les programmes d’entretien, notamment.
«L’arboriculture a beaucoup évolué depuis que ces arbres ont été plantés il y a plus de 40 ans», rappelle la technicienne Marie-Lou Lacasse.
Les arbres en bref:
-Un arbre assainit l’air en diminuant la quantité de gaz carbonique produit par les automobiles, le chauffage et les usines, en produisant lui-même de l’oxygène.
-Un arbre mature pourrait fournir à quatre personnes leur ration quotidienne en oxygène. (Fondation canadienne de l’arbre – FCA)
-Les arbres réduisent les effets néfastes des gaz à effet de serre. Un arbre séquestre entre 4,5 kg et 11 kg de carbone par an (SAE)
-Situé en milieu résidentiel, un arbre augmenterait la valeur des maisons de plus de 18 %.

