La fermeture imminente des bureaux de l’édifice abritant le personnel de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent force la Ville de Salaberry-de-Valleyfield à racheter le bâtiment situé au 88 de la rue Saint-Laurent.

Une séance extraordinaire du Conseil municipal s’est déroulée mardi soir au second étage de l’hôtel de ville et les élus campivallensiens ont adopté un avis de motion pour un règlement d’emprunt en vue de pouvoir à l’acquisition de la propriété qui avait été rénovée au coût de 2,4 millions $ il y a 5 ans.

«La Ville n’avait pas l’argent pour en faire l’achat et on doit emprunter. Il reste 1,68 millions $ à payer», de signifier le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Denis Lapointe. «La CRÉ ferme ses portes à la fin du mois de mars et le conseil a passé un avis de motion pour accélérer le processus», a précisé le premier magistrat.

Une résolution doit être entérinée par les édiles municipaux lors de l’assemblée régulière du mardi 15 mars avant d’être acheminée au gouvernement du Québec. A la suite de la décision de l’administration Couillard d’abolir les Conférences régionales des élus, la Ville de Salaberry-de-Valleyfield n’a d’autre alternative que de récupérer le bâtiment qui fut jadis l’hôtel de ville de l’ancienne municipalité de Saint-Timothée.

«C’était bien spécifié dans le protocole d’entente. Quand la Ville a cédé l’immeuble à la CRÉ pour la somme nominale d’un dollar, elle était le bailleur de fonds et responsable de l’hypothèque. Nous devons récupérer l’édifice pour la dette à la banque», explique Denis Lapointe.

Le maire croit que la vente du bâtiment devrait se traduire par un gain financier. «L’écart entre la valeur aux livres et la valeur résiduelle devrait être profitable pour la Ville», estime-t-il.

L’évaluation municipale de l’édifice s’élève à 3 325 400 $ et l’immeuble serait mis en vente à un coût approximatif de 2,5 millions $. Selon toute vraisemblance, les espaces seront loués avec option d’achat en premier lieu. «Des locateurs potentiels se sont manifestés, dont un de niveau institutionnel. Si des professionnels ou d’autres firmes privées veulent s’y installer, une légère modification au règlement de zonage devra être apportée», de mentionner le maire Denis Lapointe.

Après le départ des employés de la CRÉ, il restera un locataire au 88 de la rue Saint-Laurent, soit Loisir et Sport Montérégie.