Le 30e anniversaire du Centre de dialyse Guy-Beauchamp de l’Hôpital du Suroît a été célébré avec toute la reconnaissance qui revient à cette ressource de la région, mardi dernier.

Employés, médecins, usagers, bénévoles, partenaires et dignitaires étaient réunis pour revivre les grands moments du centre qui a tracé la voie au Québec en matière de soins destinés aux personnes atteintes de maladies rénales. Ayant ouvert ses portes le 25 octobre 1985, le Centre de dialyse Guy-Beauchamp a été baptisé ainsi 17 ans plus tard en l’honneur de ce patient qui fut l’un des instigateurs de ce projet.

Toujours au diapason de la technologie dans le domaine de la dialyse, le centre s’est démarqué par son côté humain depuis sa création. Les usagers ont contribué de façon importante à bâtir la marque d’excellence du centre de dialyse en rendant l’ambiance conviviale et humaine.

«Avec ce centre et celui de l’Hôpital Anna-Laberge, dont les activités viennent tout juste de s’amorcer, nous sommes très heureux de maintenir et bonifier les soins offerts sur le territoire», a indiqué le directeur général du Centre intégré de santé et de service sociaux (CISSS) de la Montérégie-Ouest, Yves Masse.

Contribution exceptionelle

Dans le cadre du 30e anniversaire, la direction a souligné la contribution exceptionnelle d’une ancienne gestionnaire du centre de dialyse, Claudine Pilon. Cette dernière, qui a été emportée par la maladie l’an dernier, figure parmi les pionnières du Centre Guy-Beauchamp. Une plaque commémorative lui a été dédiée et occupera une place permanente dans la salle des employés.

«Claudine était une gestionnaire fort appréciée et nous tenions à reconnaître son engagement profond envers la clientèle. Son sourire contagieux restera gravé pour toujours dans nos mémoires», a attesté lors de cet hommage posthume la directrice adjointe à la Direction des services professionnels, Lyne Daoust, en présence de la fille de la disparue, Annabelle, et de l’époux de la défunte, Guy Rodrigue.

Une patience de la première heure, Louise Lalonde, a également eu droit à des éloges. La petite dame, qui doit composer avec une insuffisance rénale depuis 24 ans, a appris à vivre avec les interminables traitements d’une durée de 5 heures et ce, à raison de trois fois par semaine.

Historique

Dès ses débuts, le centre a pu profiter d’une entente de partenariat avec l’Hôpital Saint-Luc de Montréal et ses néphrologues chevronnés. En 1994, un agrandissement a permis l’ajout de 4 nouvelles stations et l’acquisition d’appareils plus performants. En 2002, le Centre de dialyse Guy-Beauchamp a été déménagé au rendez-de-chaussée de l’hôpital. Ces lieux modernes et accessibles, qui comptent aujourd’hui 15 stations, accueillent quelque 90 patients sur une base hebdomadaire.

Par l’organisation de fêtes, d’activités de financement en collaboration avec la Fondation de l’hôpital et par leur grand respect envers l’équipe soignante, les usagers se sont toujours engagés de manière exemplaire.