La pandémie a ralenti les activités du Club La Joie de Vivre. Environ la moitié des membres ont dû temporairement cesser leur fréquentation auprès de l’organisme qui permet aux adultes vivant avec une déficience intellectuelle et/ou un trouble du spectre de l’autisme (DITSA) de socialiser et développer des habiletés. L’organisme s’est toutefois doté de nouveaux outils pour l’aider dans sa mission.
Le Club qui accueille ses membres dans un local sur la rue Jacques-Cartier a récemment pu rouvrir le samedi. Un pas en avant alors que le confinement a marqué l’arrêt des activités pendant deux mois en 2020. Puis limité les activités à un répit d’urgence ensuite.
«Il y a un membre qui venait 6 jours pas semaine; la pandémie a réduit ses activités à presque 0, confirme Johanne Leduc, directrice générale du seul service d’activités de jour pour les DI/TSA. Il y a aussi la mère d’un usager qui m’a appelé et qui m’a demandé de faire quelque chose avec ses gars qui étaient sur le point d’arracher les tiroirs. »
Le Club La Joie de Vivre représente énormément pour ses quelque 100 membres qui participaient aux différentes activités.
En temps normal, on parle d’un intervenant par 8-10 usagers; le ratio a cependant diminué à un intervenant pour trois usagers.
«Bientôt, on va pouvoir être 15 en même temps, espère Mme Leduc. Quelques usagers ont plus de 65 ans, le groupe d’âge auquel il est recommandé de rester à la maison. D’autres familles d’accueil ont fait des efforts d’activités à la maison. Certains ont été un an sans sortir. Ce n’est pas facile. »
La directrice générale soutient que ses usagers sont tous «super bon» avec les consignes sanitaires.

Internet et transport
L’organisme n’est pas resté les bras croisé malgré la diminution de ses services. Un site Internet a été mis en ligne et se veut un outil de travail important. Le site offre différentes activités pour ses membres en plus de fournir de l’information pour la population générale et les intervenants du milieu. «On est toujours dans l’inclusion sociale, indique Johanne Leduc. On observe de moins en moins de regard; mais on le sait que ce sont des gens intrigants. Les gens ont une méconnaissance de cette réalité. »
Une camionnette identifiée facilitera également le Club dans ses déplacements lors d’activités à l’extérieur. Des sorties d’intégration qui peuvent se traduire par des visites au MUSO ou à l’Écomuseum ou par un pique-nique dans un parc de la ville.
Ces deux nouveautés contribueront au rayonnement de l’organisme en plus de faciliter l’intégration communautaire des personnes adultes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme.
À la recherche d’un nouveau toit
Le Club La Joie de Vivre cherche à se relocaliser depuis quelques temps. Avoir un bâtiment mieux adapté à la réalité de leurs usagers. Et avec de la verdure pour s’amuser dans un bel environnement. «On avait un bâtiment en vue, mais le projet a échoué, indique Johanne Leduc. Ça nous prend de grands locaux. On a une idée en tête, mais ça prendrait du financement et que le CISSSMO nous aide. J’ai toujours dit que je prendrais ma retraite quand le Club sera bien localisé physiquement et financièrement. Pour l’instant, ça va bien, on est dans des bonnes zones. »
