«Nous avions une entente à l’effet que le personnel hockey et le directeur général devaient travailler en équipe pour prendre les décisions. Cette entente a été respectée l’an dernier mais ce n’était plus le cas depuis le début de la présente saison.»

C’est en ces termes que Jean-Philippe Hamel a expliqué sa décision de quitter le poste d’entraîneur-chef des Braves de Valleyfield, lundi soir.

Après avoir conservé une fiche exacte de .500 en saison régulière depuis son arrivée à la barre de la formation campivallensienne, soit 37 victoires, 37 défaites et 15 revers en temps supplémentaire, Hamel juge qu’il est temps de passer à autre chose.

«Les entraîneurs n’étaient plus consultés pour certaines décisions. Le lien de confiance était brisé», affirme-t-il. «Il y avait des joueurs que nous avions convenu qu’ils resteraient à Valleyfield et qui ont été offerts aux autres équipes sans que le « staff » hockey soit averti.»

Jean-Philippe Hamel se défend aussi d’avoir été un «anti-locaux» et il soutient avoir pris cet aspect en considération durant son stage chez les Braves. De plus, l’entraîneur démissionnaire reproche au directeur général de ne pas lui avoir fourni un alignement complet pour une majorité de rencontres.

«Nous avons joué seulement 5 matchs avec 12 attaquants. Même les joueurs n’étaient pas d’accord avec cette façon de faire. On manquait de personnel», a déploré Jean-Philippe Hamel.

A cet égard, Stéphane Scotto a indiqué que d’autres équipes de la ligue ont disputé des matchs avec 18 joueurs et que, de toute manière, les joueurs affiliés appelés par les Braves étaient peu utilisés. Jean-Philippe Hamel s’est dit en désaccord avec cette assertion, signifiant que la plupart des joueurs affiliés ont fait au moins une dizaine de présence sur la patinoire quand ils ont revêtu l’uniforme des Braves.