Les Centres sportifs de Salaberry-de-Valleyfield, propriétaires des Braves de la Ligue Junior du Québec, tracent un bilan positif de la première saison du club de hockey et ils affirment que le meilleur est à venir pour la formation campivallensienne.
Jeudi, les dirigeants de la corporation qui gère les aréna, accompagnés du directeur général des Braves, Stéphane Scotto, ont fait un post mortem de la dernière campagne, 69 jours après avoir vu l’équipe être écartée des séries à la suite d’une défaite (5-3) subie aux mains de Maroons de Lachine à l’aréna Pete-Morin.
Selon le président du conseil d’administration des Centres sportifs et gouverneur des Braves, Michel Rochefort, le retour du hockey junior à l’aréna Salaberry s’avère satisfaisant même si l’équipe n’a pas connu les succès espérés sur la patinoire et aux guichets.
Avec une moyenne d’assistance inférieure à 200 spectateurs payants (plus de 300 au total), les Braves ont complété leur année financière dans le rouge. Un déficit d’opérations estimé à 35 000 $ mais pour les Centres sportifs, ce manque à gagner est compensé par diverses sources de revenus: les ventes au restaurant et aux bars à l’aréna ainsi que la location des heures de glace par les Braves et une portion des recettes générées par le bingo au Centre civique.
«Grosso modo, tout s’équivaut en bout de ligne et c’est rentable pour les Centres sportifs. Nous sommes contents de l’impact en termes de visibilité dans les journaux et les Braves nous donnent une présence dans la collectivité», a indiqué Jean Laberge, trésorier de l’organisme sans but lucratif.
«Nous sommes en avance après l’an 1 du plan de 3 années. Ça peut juste aller en s’améliorant avec l’appui des amateurs et des commanditaires», devait ajouter le directeur général des Centres sportifs, Martin Scotto. «Nous avons eu une bonne réponse de la communauté. C’est un commencement et on veut franchir une autre étape lors de la 2e saison», a-t-il exprimé.
Les Braves ont besoin d’un public payant qui oscille autour de 350 spectateurs par match pour atteindre l’équilibre budgétaire. «Nous pensons que les quelque 150 personnes de plus, c’est la victoire qui va les amener à l’aréna. Avec plus de monde dans les estrades, on aura plus de succès», de signifier Stéphane Scotto.
Un bon noyau de commanditaires a accompagné les Braves pour leur nouveau départ et la direction de l’équipe aimerait compter sur des appuis additionnels, notamment afin de louer les 7 loges corporatives disponibles au coût de 4500 $ chacune.
Les Centres sportifs souhaitent d’ailleurs conclure une entente avec un partenaire majeur dans le but de grossir l’assiette de revenus. La corporation pourrait-elle aller jusqu’à rebaptiser l’aréna Salaberry au nom d’un généreux commanditaire? «Donnez-moi 100 000 $ et on y pensera sérieusement», a lancé le grand argentier de l’organisation, Jean Laberge.
