GeekValley célébrait le jeu et la culture populaire au cours du week-end à l’Hôtel Plaza. Un univers dans lequel des personnages s’investissent corps et âmes afin de rendre réelle leur passion fantastique.
«J’ai commencé à aller à des conventions de culture populaire avec un ami, explique Pierre Farah-Lajoie. J’avais des favoris à la Elvis et un manteau de cuir semblable à Wolverine. À chaque pas, je me faisais arrêter. »
Il a donc endossé le personnage qui ne lui ressemble en aucun point. «Je suis plutôt un boy-scout à la maison, assure-il. Wolverine ne ressemble pas et me fait donc sortir de ma zone de confort. »
À une autre convention, il a amené sa moto. Un moment qui est devenu une consécration. Ses 15 minutes de gloire se sont transformées en mission.

Il a formé un groupe, les X-Men de Montréal. Au cours du week-end à Valleyfield, Wolverine était accompagné de Professeur X, Pixie et Quicksilver. Plusieurs fois par mois, différents groupes se réunissent pour animer des événements. «Aux conventions j’aborde les gens et je les invite à rejoindre le groupe, mentionne-t-il. Je vois ça comme une deuxième famille. »
Il explique que les X-Men sont des mutants repoussés de la société active, des persécutés qui se sont levés et qui se battent pour la paix et l’égalité dans le monde. Un beau message à véhiculer soutient Wolverine.
Lors des rencontres, les différents membres présents incarnent l’univers fantastique créé par Marvel. Ils discutent avec les visiteurs et prennent des photos en échange de dons qui sont remis à Suicide action Montréal.
La Ligue nationale de Star Wars

Non loin, l’Empire contre-attaquait. La 501e Légion de la Garnison de la Forteresse impériale patrouillait avec ses stormtroopers et sa Mandolorienne. «J’ai accroché à cet univers avec le premier film qui est sorti quand j’avais 10 ans, indique Martin Brunet. L’imagination est venue me chercher. Quand j’ai trouvé la 501, j’ai voulu la rejoindre. Pour moi, c’est comme la Ligue nationale de Star Wars. »
Parce que joindre la 501 nécessite des critères. Chaque membre doit réaliser son costume le plus réel possible. «On a le titre de costumier, mentionne Benoît Cabana. On doit respecter certains standards. Plusieurs fournisseurs existent. J’ai fait venir mon costume de Londres et il est arrivé comme un gros modèle à coller que je devais ajuster. »
Les membres peuvent se réunir avec leur matériel afin de confectionner les costumes en groupe. «On compte sur une belle variété de costumes avec tous les personnages inimaginables», soutient Dominic Roy qui

empruntait les traits de Dark Maul samedi puis d’un stormtrooper dimanche. Des costumes qui peuvent parfois coûter des milliers de dollars. Et les divers membres déboursent souvent pour participer à diverses conventions.
Désormais, la 501 est présente dans 55 pays. Elle compte sur 143 membres au Québec. Parmi ses 143 membres, des familles qui partagent la même passion, que ce soit pour la trilogie originale ou les films de la nouvelle génération.
Ils participent à de nombreux événements que ce soit le ComicCon, la parade de Noël de Montréal en plus de visiter les enfants à l’Hôpital Sainte-Justine pour qui ils amassent de l’argent.
Bel événement

Les deux groupes de cosplayers ont indiqué avoir apprécié leur présence au premier GeekValley. La 501 comparait l’événement à celui de Drummondville. De son côté, Pierre Farah-Lajoie jugeait l’achalandage tranquille, mais les gens généreux. «Je félicite le comité organisateur d’avoir amené un événement de culture populaire en région, notait celui qui a amassé plus de 200 $ pour sa cause. J’aimerais vraiment voir GeekValley prendre de l’expansion. »
