L’arrivée de six nouvelles accusations envers André Lefebvre fait en sorte que le prononcé de sa première sentence prévu le jeudi 26 janvier a dû être reporté au 7 mars prochain.
L’avocat d’André Lefebvre, Me Robert Poirier, a expliqué au juge Bertrand St-Arnaud qu’il n’avait pas pris connaissance de l’ensemble des preuves déposées contre son client en lien avec les nouvelles accusations.
Présent au palais de justice de Valleyfield le jeudi 26 janvier, André Lefebvre était accompagné de quelques-uns de ses proches. L’homme qui était souriant, a informé le tribunal qu’il souffrait d’un cancer et qu’il pourrait recevoir des traitements médicaux en début de mars.
Rappelons que le 6 octobre dernier, André Lefebvre a admis qu’il avait utilisé un faux livret bancaire alors qu’il savait que ce document n’était pas authentique. Il a également reconnu sa culpabilité à une accusation de menace de causer la mort ou des lésions, de bris d’engagement et de méfait.
Lefebvre a de nouveau été arrêté le vendredi 13 janvier 2017 pour de graves accusations. Cette fois, on lui reproche d’avoir utilisé des documents contrefaits, de fraude en ayant sollicité des personnes par l’entremise de l’organisme «Ensemble vainquons le cancer» et d’avoir prétendu faussement être un agent de la paix. Certains événements auraient été commis entre le 1er juillet 2012 et le 22 décembre 2016.
Libéré après un court séjour dans un centre de détention, André Lefebvre doit respecter plusieurs conditions. Entre autres, il lui est maintenant interdit de solliciter des dons. Il a été dans l’obligation de remettre son passeport au Service du greffe du palais de justice de Valleyfield et il doit demeurer chez lui en permanence sauf s’il est en présence de sa conjointe ou de deux autres individus. Il a également l’interdiction d’être en possession de cartes de crédit, de chèques, de traites bancaires ou de gérer un compte en banque qui ne soit pas à son nom.
Finalement, André Lefebvre a été dans l’obligation de cesser de s’impliquer auprès d’organismes communautaires comme, Ensemble vainquons le cancer. Entité que l’on reproche à l’accusé d’avoir utilisée pour flouer des gens au moyen de la sollicitation.
