Jean-Luc Tobelaim, propriétaire de la résidence pour aînés Les Cotonniers, dit avoir mis son entreprise en danger en faisant une proposition au-delà de son budget. Il soutient également se sentir intimider par la tournure que prend le conflit de travail.
L’homme d’affaires prétend que c’est Francine Varennes, conseillère syndicale du Syndicat des employées et employés de service à la FTQ, en entretien privé avec la conciliatrice, qui lui a suggéré les pistes de la proposition finale. Offre qui a été rejetée à 99 % mardi.
Oui, j’admets, je suis tombé dans le piège de cette négociation que l’on m’a forcée à accepter alors que mon avocat ne pouvait être présent, dit M. Tobelaim. Pour avoir la paix et la sérénité pour nos résidents et nos employés, j’ai mis mon entreprise en danger en faisant une proposition au-delà de mon budget pour que le service de marketing de la FTQ SQEES soit content. Et, je m’aperçois qu’il s’en serve pour remotiver les troupes. »
Il questionne aussi le résultat du 99 % qui, sur un vote de 69 personnes, représenterait l’acceptation par 0,6 personne. «Cela frappe l’imaginaire, cela intimide, mais ce n’est pas grave même si ce n’est pas crédible, mentionne-t-il. Vous pourriez aussi lui demander à ce spécialiste des communications qui n’est pas très fort en math, de quelle manière il a présenté la proposition aux employés. Il y a eu tellement de mensonges fait aux employés. »
Le dos au mur
En plus de la négociation qui n’a pas porté fruits, M. Tobelaim a reçu des plaintes. Des plaintes qu’il juge farfelues. «Le but est de m’intimider et de me mettre une pression financière supplémentaire à coup de frais d’avocats. »
Il se dit le dos au mur dans un combat inégal face à une machine politique capable de «tout écraser pour arriver à ses fins, y compris la mort de mon entreprise. » Il n’a cependant pas l’intention de saborder l’entreprise familiale créée par son père. Ce dernier a relevé le défi avec des loyers bas pour permettre aux aînés les plus modestes d’accéder à un confort et une sécurité méritée dans l’ancienne usine de coton.
Comme son père, Jean-Luc Tobelaim espère transmettre l’entreprise à son fils. Rien n’est moins sûr cependant. «Je pourrais au moins lui dire que j’aurai tout fait pour sauver notre entreprise», avoue-t-il.
