Après sept ans d’espoir et de dur labeur, les membres du conseil d’administration de l’Association pour les personnes ayant une déficience intellectuelle du Suroît (APDIS) ont de quoi se réjouir. L’organisme a reçu le 23 février l’autorisation de construire un immeuble de huit logements destiné aux personnes atteintes de déficience intellectuelle.

L’APDIS a déposé son projet de construction à la Société d’Habitation du Québec (SHQ) en mai 2016. Préalablement, les membres du conseil d’administration avaient travaillé de façon acharnée pour rendre le projet le plus intéressant possible.

Plusieurs campagnes de souscription ont été organisées pour permettre à l’organisme de recueillir certaines sommes. Au total, l’APDIS a amassé près de 500 000 $ provenant de l’implication du milieu. L’argent servira donc à réduire considérablement le montant de l’hypothèque puisque la SHQ injectera approximativement 500 000 $ dans le projet.  Une fois terminé, l’immeuble accueillera huit personnes atteintes de déficience intellectuelle.

Pour la présidente de l’organisme, France Larouche, cette autorisation de la SHQ est accueillie comme un vent de fraîcheur. «Je vois cela comme du réel. Enfin nous avons quelque chose de tangible pour les gens qui nous appuient depuis le début. Maintenant, je vais rêver à la première pelletée de terre», souligne Mme Larouche. 

La construction de l’immeuble sur la rue Bourget à Salaberry-de-Valleyfield pourrait débuter en septembre prochain. Mais, certains documents doivent être produits d’ici là. Il est question d’une évaluation de la valeur marchande, de tests de sol et quelques finalités.

«Nous pouvons maintenant engager une firme d’ingénieur pour élaborer les plans  pour la construction, fait savoir Mme Larouche. Ce genre de projet est véritablement un besoin dans la région. À un tel point que la SHQ a fait une demande de pertinence auprès du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie Ouest et la réponse est catégorique, ça prend ce genre de service sur notre territoire.»