Cat lovers rescue group-Le Refuge pour l’amour des chats prend soin de 200 petits félins à Sain-Anicet. Des chats abandonnés, délaissés, parfois en mauvais état. Nathalie Pinel et Wendy Barrett-Stuart souhaitent conscientiser les gens à la stérilisation des animaux pour éviter une surpopulation. Si les chats ont bel et bien 9 vies, elles en prennent assez soin pour leur en offrir une dixième.
«Récemment, je me suis fait dumper 11 chatons dans une boîte, explique Nathalie Pinel. Il faisait chaud tellement j’en croyais un mort de déshydratation. Le monsieur m’a dit que si je ne les prenais pas, il allait les tuer. »
Ce genre de situation n’a malheureusement rien de nouveau pour le refuge qui existe depuis 2004. Financé à bout de bras par quelques donateurs, mais principalement ses bénévoles, il réussit à offrir du répit à des minets.
Le refuge couvre l’ensemble du territoire du Haut-Saint-Laurent, mais aussi Valleyfield. Des chats proviennent d’aussi loin que Montréal.
Âgés ou chatons, blessés, Wendy Barrett-Stuart les récupère tous. «Le 1er juillet approche et avec tous les déménagements, des chats se retrouvent à la rue, indique-t-elle. J’ai pris trois jours de vacances parce que je sais que je serai occupée. »
Récemment, elle a trouvé des chats dans une résidence d’Athelstan vouée à la démolition. La facture pour les sauver s’est élevée à 1500 $. Une somme tout de même importante pour l’organisme qui survit avec un budget d’un peu moins de 100 000 $.
Les deux femmes connaissent tous les chats du refuge. D’où ils proviennent. À quel point ils étaient farouches à leur arrivée. Leur pathologie. «Plusieurs chats sont jetés au terrain de foire à Ormstown, soutient Mme Pinel. Plusieurs d’entre eux sont atteints du sida de chat qui ne se propage pas à l’humain. Souvent ça s’attrape au terme d’une blessure de bagarre. » Ces chats sont tous dans la même chambre. En raison de leur système immunitaire plus faible, leur adoption est peu probable.
Sauver les chats est leur mission. Une bataille difficile qui rend les femmes émotives. Les larmes font partie de leur quotidien.
Stérilisation à promouvoir
Des familles d’accueil et des adoptions viennent équilibrer la situation. Mais tant et aussi longtemps que la stérilisation ne sera pas rendue obligatoire, les chats vont se multiplier. «Je crois à un programme de capturer, stériliser, relâcher et maintenir, explique Nathalie. Mais les municipalités ne règlent pas les problèmes en ne prenant pas la décision. Ça serait plus profitable mettre de l’avant un programme de stérilisation plutôt que de défrayer les coûts d’euthanasie. » Au Refuge, les chats ont été vaccinés et stérilisés grâce à une entente avec le vétérinaire Quenneville. La politique sans euthanasie est prônée.
Les deux femmes aimeraient accueillir des bénévoles pour les aider à flatter les chats ou passer un coup de balai.
On peut prendre contact avec le Refuge pour offrir de l’aide, un don (des reçus d’impôt sont offerts) ou participer aux activités de financement via la page Facebook Cats Manger Rescue/Huntingdon TNR/Une Larme D’Amour ou en contactant Nathalie Pinel à partir de la page Facebook Cat Lovers Rescue Group – Le Refuge Pour L’Amour des Chats.
