L’Hôpital vétérinaire d’Ormstown va tenir deux avant-midis de vaccination pour les chats et les chiens. Devant la recrudescence du nombre de cas de rage dans la faune, ces cliniques captent l’attention de propriétaire d’animaux de compagnie du territoire beaucoup plus large que le Haut-Saint-Laurent.  

«On ne s’attendait pas à un intérêt autres que dans le Haut-Saint-Laurent, mentionne la vétérinaire Judith Léger. On reçoit des appels de Valleyfield, Beauharnois, mais également d’aussi loin que Brome.»

L’engouement est devenu tel que l’Hôpital vétérinaire d’Ormstown a dû restreindre la clinique de vaccination aux animaux de compagnie qui vivent dans le Haut-Saint-Laurent.

Dre Léger va diriger la clinique du 15 août entre 8h et 11h. Sa collègue, Dre Nancy Paquin, conduira une autre opération vaccination le 12 septembre.

L’intérêt est vif, mais la vétérinaire assure que son équipe disposera de plusieurs centaines de doses pour les chats et chiens.

Les vétérinaires seront accompagnées d’une technicienne en santé animale lors de ces journées.

Les propriétaires des animaux se verront remette un certificat de vaccination ainsi qu’une médaille de rage.

Le coût du vaccin est de 30$.

«C’est la première fois qu’on organise de telles cliniques, a confié la vétérinaire. Par le passé, c’était fréquent que des municipalités en tiennent et nous y avons déjà participé. Mais la recrudescence des cas nous a incités à en organiser cette année.»

La population préoccupée

Depuis qu’un premier cas de rage du raton laveur a été détecté chez un chat errant à Godmanchester le 23 juillet, les appels sont plus nombreux à l’Hôpital vétérinaire d’Ormstown.

«Il y a un peu de réactions, laisse entendre Dre Léger. Des appels de gens qui prennent action et prennent un rendez-vous pour le vaccin.»

Elle comprend et partage les préoccupations de la population. D’autant plus que les animaux peuvent être en contact avec la faune. Si bien que les propriétaires de chats ou chien peuvent se retrouver à un degré d’un animal atteint de la rage.

À chaque visite d’un animal de compagnie à l’hôpital vétérinaire, les propriétaires sont sensibilisés au rappel des vaccins ou à l’administration de celui pour se prémunir de la rage.

Si les cas de rage présentent une montée en flèche depuis les deux dernières années chez le raton laveur, la transmission de la maladie mortelle a toujours été possible par la chauve-souris, présente dans la région.