Le dévouement et les efforts déployés depuis une cinquantaine d’années par Betty Riel, et plus particulièrement depuis la mise sur pied de la Fondation Betty Riel en 2005, ont permis à des centaines de personnes du Haut-Saint-Laurent de mieux traverser certaines épreuves de leur vie.

Native de Fort Covington, à quelques kilomètres au sud de la frontière, Mme Riel est venue s’établir à Huntingdon dès son mariage avec Gilles Riel, qui a été à ses côtés jusqu’à son récent décès. D’ailleurs, l’œuvre de Betty Riel est aussi celle de son défunt mari, à qui un vibrant hommage a été rendu le 15 juillet lors de ses funérailles à l’église Saint-Joseph de Huntingdon.

Bien avant la création de la fondation qui porte son nom, Betty Riel était connue pour l’aide bénévole qu’elle apportait aux plus démunis de sa communauté, que ce soit par l’entremise d’organismes comme la Légion canadienne ou tout simplement sur une base personnelle.

«Bien souvent, je n’hésitais pas à héberger des gens qui se retrouvaient à la rue, raconte-t-elle. Parfois je les aidais à se trouver un emploi ou à savoir administrer leurs affaires… Moi et mon mari avons toujours vécu avec l’idée que si tout le monde pouvait s’entraider, nous aurions une meilleure société, selon le principe de pay forward (donner au suivant). Quand tu aperçois quelqu’un pris pour dormir dehors, l’idée n’est pas de le dénigrer mais de lui venir en aide, car s’il se trouve ainsi, c’est qu’il y a des raisons derrière sa situation.»

Depuis 2005, la Fondation Betty Riel amasse des fonds afin de pourvoir au transport de personnes atteintes de cancer vers des hôpitaux pour leurs traitements ou examens.

À l’origine, c’est pour venir en aide à une amie qui n’avait pas les moyens de se rendre à Montréal pour un traitement que Betty Riel a entrepris d’aller cogner aux portes pour recueillir le montant nécessaire. Puis, avec le concours de la SABEC, la fondation a fini par voir le jour.

«Lors de notre première marche de financement, moi et mon mari s’étions fait raser les cheveux. Les dons recueillis avaient permis de défrayer le coût des cinq transports pour une dizaine de personnes», se rappelle Mme Riel. L’an dernier, la Fondation Betty-Riel a contribué à un total de près de 600 transports. À ce jour, Mme Riel et son équipe de bénévoles ont recueilli plus de 225 000 $ et effectué plus de 3200 transports de patients.

Marcheton et Triathlon

À chaque année, la Fondation Betty Riel tient ses deux principales activités de financement. Un marcheton qui a réuni 75 marcheurs et recueilli 5000 $ en juin, ainsi qu’un triathlon, dont la 3e édition se déroulera le samedi 26 août, à partir de l’école secondaire Chateauguay Valley, à Ormstown. L’an dernier, 32 équipes y ont pris part.

Prix Hommage Bénévolat-Québec

Par ailleurs, l’œuvre de Betty Riel a été reconnue le 25 avril dernier à Québec par le ministre de l’Emploi et de la Solidarité, François Blais, dans le cadre du prix Hommage Bénévolat-Québec.

Lors de cette remise, Mme Riel est demeurée en contact téléphonique avec son mari alors hospitalisé et à qui, dit-elle, elle a promis de poursuivre cette œuvre tant qu’elle le pourra.