Niverville est une communauté d’environ 8000 habitants. Mais son équipe de hockey junior A est la meilleure au pays. Et bien qu’il s’agisse d’un petit village, il n’y a pas meilleur endroit pour remporter la Coupe du Centenaire selon l’un de ses attaquants, le Campivallensien Loik Leduc.

«L’aréna était rempli à craquer durant les séries, a dit le hockeyeur. Niverville, c’est un village. Mais tout le monde supporte l’équipe. Les joueurs sont très proches des partisans.»

Le 17 mai, la formation du Manitoba a vaincu les Western Capitals de Summerside 4-1 pour devenir la meilleure équipe junior A au pays.

Ce qui n’est pas très surprenant compte tenu de la fiche de 51 gains en 58 rencontres dans la Ligue junior A du Manitoba.

L’équipe a été fondée il y a quatre ans lorsque 60 donateurs ont investi 10 000$.

«L’an dernier, le directeur général est venu me recruter; il m’a dit qu’il avait besoin de bons joueurs et que j’aurais une belle opportunité, a expliqué Leduc. Avec la saison qu’un a eue, on pensait bien se rendre loin dans les séries. On disposait d’une équipe avec beaucoup de profondeur, une très bonne offensive et une quatrième ligne plus défensive.»

Leduc, le seul Québécois dans la formation, a eu un rôle important dans la formation. Centre de la deuxième unité, le joueur de 19 ans était aussi de la deuxième unité en supériorité numérique. Son expérience a été capitale dans le tournoi.

«Avant la partie finale, j’étais confiant, a avoué l’attaquant. J’avais joué pour une équipe gagnante l’année passée, ce qui m’a aidé dans ma préparation. En même temps, le stress, c’est aussi bon pour performer

Loik Leduc a saisi toute l’opportunité qui s’offrait à lui pour s’améliorer, performer et gagner au Manitoba. (Photo : @your_pictures_here) 

Parcours atypique

Loik Leduc a pris un chemin différent pour son développement. Lui qui visait un poste avec les Grenadiers M18 AAA de Châteauguay en 2022-23, il s’est plutôt dirigé vers les Voltigeurs du Collège Bourget.

«Ça me permettait de jouer prep school et d’apprendre l’anglais, a-t-il expliqué. J’ai ensuite évolué aux États-Unis, que ce soit au Maine ou au New Hampshire. J’ai joué beaucoup de hockey et je me suis amélioré.»

Cette année, il a mis le cap sur Niverville. Il a aussi participé à une vitrine pour des recruteurs en Saskatchewan en début d’année. Si bien qu’il dit avoir joué au moins 80 matchs en 2025-26.

Le joueur de centre de 6’3 et 190 livres a totalisé 61 points en 56 parties de saison régulière.

«Au Québec, je dirais que le junior A [connu comme la Ligue de hockey junior AAA du Québec – le circuit dans lequel évoluent les Braves de Valleyfield] est très axé sur les habiletés, fait-il observer. Au Manitoba, les joueurs sont plus imposants, et l’implication physique est plus importante. »

Hockey et études

Le champion de la coupe du Centenaire ne sait pas qu’elle sera sa prochaine destination. Il est le bienvenu à Niverville si tel est son désir. Son rêve est de se trouver une équipe universitaire de division 1 aux États-Unis.

Celui qui se dirigera probablement en gestion de commerce est actuellement en contact avec des formations d’autres divisions et même des équipes universitaires au Canada.

Niverville a remporté la Coupe du Centenaire à sa quatrième année d’existence. (Photo : Hockey Canada)