Quand le traditionnel son de cloche du Club Rotary de Valleyfield s’est fait entendre, mardi midi, la députée et ministre Lucie Charlebois a parlé de son cheminement personnel en politique mais elle a surtout élaboré sur son rôle au sein du gouvernement libéral de Philippe Couillard qui a été élu le 7 avril 2014.

Conférencière devant les Rotariens réunis au Club Touriste, la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie a notamment été éloquente à propos du mandat qui lui a été confié en tant que ministre responsable de la région de la Montérégie.

«Certains plaident pour la diviser, moi je préfère jouer le rôle de rassembleuse. Je ne travaillerai jamais pour 3 Montérégie», a tranché la députée de Soulanges. «Je vais être là pour la représenter et vanter ses atouts. Il faut être fort ensemble quand on côtoie des régions comme celle de Montréal», devait-elle insister.

Mme Charlebois reconnaît que la Montérégie est diversifiée et que certains besoins peuvent être différents d’une extrémité à l’autre du corridor de l’autoroute 30. «Ça ne veut pas dire que ce qui se fait à un bout va se faire à l’autre bout. Longueuil, Salaberry-de-Valleyfield et Brôme-Missisquoi ont leurs distinctions, ce qui ne doit pas les empêcher pas d’unir leurs forces. Les gens qui pensent à 3 zones en Montérégie vont ramasser les miettes», a exprimé la députée élue pour la première fois en 2003.

Tous les maires des municipalités de la Montérégie sont conviés à une rencontre le 17 février, ce qui constitue une première. «Certains maires ne se connaissent même pas», de souligner Mme Charlebois. «Je suis convaincue qu’ils vont travailler avec une belle synergie. Le territoire est immense et selon les derniers chiffres, c’est la région où il y a eu le moins de création d’emplois. La Montérégie est capable de devenir une région importante. Voilà pour mon éditorial montérégien», a-t-elle signifié.

Concernant son entrée en politique, Mme Charlebois dit avoir réfléchi pendant 6 mois avant d’accepter l’offre des libéraux du comté de Soulanges. «La politique étant un sport d’équipe, j’ai dû consulter ma famille. J’étais en couple et j’avais deux enfants.»

Élue, Lucie Charlebois a réalisé vraiment une fois assise sur une des 125 banquettes de l’Assemblée nationale dans quel univers elle s’était embarquée. «J’étais dans le poulailler. Avec des politiciens expérimentés comme Bernard Landry et Jean Charette, j’avais des croutes à manger.»

La députée de Soulanges, qui ne s’était jamais affichée d’être approchée par les libéraux, s’est vite rendue compte qu’elle était «politisée». «Je suis une passionnée et j’ai pris goût rapidement à la politique. Ce n’était pas dans mon plan de carrière mais si c’était à refaire, je dirais oui tout de suite. Tout ce que l’on fait, ça touche la politique. Tout est règlementé par la politique. J’aime ce que je fais et j’aimerais continuer à le faire», a-t-elle affirmé.

Lors de la période de questions à la tribune du Rotary, Mme Charlebois a démontré qu’elle avait appris ses leçons. Interrogée par des professionnels du domaine pharmaceutique au sujet des négociations avec le gouvernement, la députée a invité les requérants à en discuter dans le bon forum et à s’adresser au bureau du député.