Les slogans de solidarité ont retenti dans les rues de Salaberry-de-Valleyfield, mercredi en fin d’après-midi, lors d’une manifestation en appui aux grévistes de l’affinerie CEZinc, qui ont débrayé en masse le 12 février dernier.
Des syndiqués CSN de la fonderie Horne en Abitibi ont marché côté à côte avec leurs acolytes afin de témoigner leur soutien aux grévistes de l’usine campivallensienne. Des membres du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda (STMN) ont fait le trajet de 12 heures en provenance de Rouyn-Noranda pour faire flotter leurs drapeaux de la CSN conjointement avec les drapeaux bleus de leurs confrères de la section locale 6486 du Syndicat des Métallos (FTQ).
Les deux unités syndicales partagent en quelque sorte le même employeur puisque l’entreprise minière Glencore partage possède la fonderie Horne en plus d’être l’actionnaire principal du Fonds de revenu Noranda, propriétaire de l’affinerie CEZinc.
Des syndiqués de différents milieux de travail et des citoyens ont accompagné les grévistes lors de la manifestation qui s’est déroulée au son de «So So So, Solidarité» et qui a réuni près de 400 personnes. Les syndiqués de la fonderie Horne doivent également se rendre sur les lignes de piquetage à l’usine du boulevard Gérard-Cadieux, jeudi matin.
«Nous nous battons pour préserver les conditions que les générations avant nous se sont battues pour obtenir, ici comme à Rouyn-Noranda ou chez Glencore à Montréal-Est. Notre lutte est universelle. Partout, les grandes compagnies cherchent à empocher plus de profits en siphonnant les travailleurs. On refuse, on résiste», a déclaré la présidente locale du Syndicat des Métallos, Manon Castonguay.
«Le combat des syndiqués de CEZinc, c’est aussi le nôtre», de renchérir Mario Montmigny, président du Syndicat des travailleurs de la mine Noranda-CSN, tout en déambulant sur l’avenue du Centenaire jusqu’aux sculptures «Le Souffle d’Éole», symbole de la grève des ouvriers de la «Montreal Cotton» en 1946.
Les 371 travailleurs syndiqués de CEZinc sont à leur 7e semaine de grève. Le conflit de travail porte principalement sur le régime de retraite, le même qui s’applique dans la convention collective des ouvriers de la fonderie Horne.
«L’employeur demande d’importantes concessions dans le régime et refuse d’envisager d’autres pistes de solution pour réaliser des économies ainsi que des gains de productivité», rappelle le représentant syndical des Métallos, Luc Julien.
