Quand Samuel Trépanier n’est pas assigné à une séance de photos à New York, Paris ou quelque part sur la planète, il roule à 300 km/h aux commandes de sa moto sur une piste de la série «Superbike».

Le mannequin professionnel originaire de Sainte-Barbe a assouvi pleinement sa passion pour la vitesse et les courses, l’été dernier, en parcourant le circuit canadien de cette discipline motorisée d’un océan à l’autre.

A sa première saison aux guidons d’un engin qui peut atteindre plus de 14000 tours/minute, le jeune homme âgé de 28 ans a d’ailleurs déjoué tous les pronostics. Samuel Trépanier a épaté la galerie lors des sept compétitions comptant pour le «Canadian Superbike Championship» et il a accédé à la 2e marche du podium au total des points. En fait, il avait le titre national à sa portée lors du dernier rendez-vous de la campagne à Bowmanville (Ontario) sur le tracé de Mosport quand la vis du collet du tuyau d’échappement de sa moto s’est défaite pour mettre fin à ses espoirs.

Vice-champion canadien 2015 dans la catégorie amateur, derrière l’Ontarien Derrick Whyte, Trépanier a confondu les sceptiques en obtenant des résultats inespérés même s’il n’avait que 8 sessions d’entraînement sur circuit derrière lui. Grand vainqueur dans la finale de chacune des deux courses présentées le même week-end à Edmonton en Alberta, il a également décroché des podiums à Saint-Eustache (3e), Shubenacadie en Nouvelle-Écosse (2e) et lors du 6e des 7 rounds de la campagne à Mosport où il a fini 2e sur une trentaine d’inscrits.

Celui qui a grandi sur les rives du lac Saint-François est un passionné de motos depuis sa tendre enfance. A l’adolescence, Samuel a participé au Super Motocross Valleyfield comme pilote et il a fait partie de l’organisation pendant quelques années en tant que responsable des bénévoles. «C’était mon engagement communautaire dans le cadre du PEI à l’école Arthur-Pigeon mais c’était davantage par passion que par obligation», souligne-t-il.

Or, avant l’été de 2014, le Barberivain de souche a rarement substitué son motocross par une moto de route. «J’avais fait de la moto à peine cinq fois sur la route. J’ai toujours rêvé d’aller en « Superbike » et dès les premiers essais, j’ai accroché», relate Samuel Trépanier, qui a fondé l’écurie «Blysk Racing», signifiant le mot étincelle en Polonais et constituant un clin d’œil à son amie de cœur d’origine polonaise, Béata Marszalik.

Aidé par un homme d’expérience en mécanique, Hervé Remetter, la recrue a pu compter sur sa formation en génie mécanique pour trouver les bons réglages. Son sens analytique a impressionné le monde du «Superbike» et il a gagné en confiance rapidement.

«Il y a beaucoup de travail de préparation. Il faut se référer à un « road book » pour chaque course. A 280 km/h ou plus, ça demande de la finesse dans les réglages. A Mosport, j’étais premier au championnat et je voulais gagner. C’est un stress énorme. Je pensais passer mais j’ai joué de malchance», de dire Samuel Trépanier.