Établie à Los Angeles depuis quatre ans, Audrey Glass s’est gagné la confiance de nombreuses personnalités du milieu artistique en leur prodiguant des services de tatouage de sourcils, aussi connus sous le nom de «microblading».

Dans la région, c’est d’abord sous son nom d’Audrey Lavoie que cette Campivallensienne a grandi et acquis sa formation secondaire et collégiale, jusqu’à l’obtention, en 2009, d’une spécialisation en maquillage et effets spéciaux au Collège Inter-Dec, à Montréal.

De fil en aiguille, grâce à ses expériences acquises dans le milieu artistique, elle a développé la technique du microblading, un tatouage naturel qui recrée à la perfection et en détails la forme des sourcils. Depuis avril dernier, elle est la propriétaire du Studio Sashiko, situé sur Sunset Boulevard à Los Angeles; elle y offre également la micro-pigmentation du crâne, un procédé de tatouage qui recrée l’effet des cheveux.

«La majorité de ma clientèle sont des maquilleuses, coiffeuses et stylistes de vedettes, raconte-t-elle. Je me trouve vraiment chanceuse car de plus en plus de vedettes me font confiance… Susan Sarandon, Jenna Tatum, Debby Ryan, Lindsay Price et beaucoup d’autres sont sur mon calendrier pour les prochains mois.»

La vie californienne

Audrey Glass a visité Los Angeles à une première occasion en 2007. «Je me suis sentie chez moi. Je suis déménagée ici en 2012 avec mon copain américain (nous sommes maintenant mariés depuis mars 2014!) et je n’ai jamais regardé en arrière. Je suis à la maison ici!», confie-t-elle.

Mais la vie californienne n’est pas nécessairement à l’image des films américains, nuance la maquilleuse. «Le coût de vie est environ 4 ou 5 fois plus cher qu’à Montréal, mais c’est le prix à payer pour vivre au chaud à longueur d’année. C’est un mode de vie relaxe, mais très occupé en même temps. La majorité des gens n’ont pas un travail de 9 à 5 du lundi au vendredi; et travaillant dans le monde artistique de beauté, faire des contacts est la clé du succès.»

Bien qu’il existe une forte demande pour ce type de services au Québec, Audrey Glass n’envisage pas un retour au pays dans l’immédiat. Le climat californien lui convient parfaitement.

Elle projette cependant d’offrir dès janvier prochain des séances de formation en ligne, sachant que la littérature sur les techniques du microblading demeure encore peu développée.