La députée de Vaudreuil, Marie-Claude Nichols, mène actuellement de nombreux combats pour ses citoyens en se faisant porteuse de quelques pétitions en ce qui concerne le transport dans son comté.

Dans un premier temps, elle devient la messagère d’un groupe de citoyens qui désirent demande une révision de la contribution au transport collectif ajoutée aux frais d’immatriculation des véhicules dans la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). «Bien qu’elle vise à financer le transport collectif, cette contribution est appliquée uniformément sur le territoire malgré des écarts importants en matière d’accès aux services», indique Tamra Canty-Currie de L’Île-Perrot.

La dame a été invitée à être présente à l’Assemblée nationale Marie-Claude Nichols déposera officiellement la pétition. Celle-ci, qui peut-être signée électroniquement comptait déjà plus de 3000 signature le 7 mai.

«C’est beaucoup de signatures en peu de temps, ce qui démontre une préoccupation importante des citoyens en matière d’équité, d’abordabilité et de réalités régionales. Cette démarche ne vise pas à s’opposer au financement du transport collectif, mais plutôt à s’assurer que la contribution reflète davantage l’accès réel aux services et la réalité des différentes communautés de la CMM», avise la dame concernée de près.

Transport en commun

L’élue poursuit en mentionnant vouloir porter la pétition des citoyens de sa circonscription concernant leurs besoins en matière de transport collectif.

Les députées de Vaudreuil-Dorion, Jasmine Sharma et Vanessa Leduc sont également au bâton dans ce dossier. «La mobilité est un problème important dans notre région et je suis heureuse que le REM s’implante proche de chez nous. Cependant, on l’a constaté notamment à Brossard, l’arrivée du REM ne garantit pas un service sûr et stable dès le premier jour. C’est pourquoi il est important de prévoir une période transitoire permettant de stabiliser le service et de permettre aux usagères et usagers de modifier leurs habitudes», indique Jasmine Sharma, conseillère du district 3 – Des Bâtisseurs.

Sa collègue abonde. «Chaque personne peut participer à la mobilisation à sa façon. Que ce soit en signant la pétition, en partageant un témoignage, en transmettant une lettre à l’ARTM, en étant présent lors de notre sortie médiatique à la gare ou simplement en publiant sur ses réseaux sociaux. Chaque geste compte. Nous méritons un service de transport en commun sûr et stable, et je pense que d’offrir une période de transition d’un an entre l’implantation du REM et l’abolition de la A40 express n’est pas une demande exagérée», lance Vanessa Leduc, conseillère du district 7 – Desrochers.

Une rencontre enrichissante

Ainsi, près de 50 personnes étaient réunies récemment lors de l’Agora citoyenne organisée par les conseillères municipales. Cette rencontre, qui a pour but de réunir les citoyens de la ville de Vaudreuil-Dorion sur un sujet d’intérêt public, a été consacrée, pour l’occasion, à mobiliser la communauté autour du maintien de la ligne A40 express et à les informer sur le sujet.

C’est en présence du maire de Vaudreuil-Dorion, Paul Dumoulin, que les deux conseillères ont d’abord expliqué les conséquences de l’abolition de la A40 express par EXO le 18 mai. En effet, la mise en service de la station Anse-à-l’Orme à Sainte-Anne-de-Bellevue, la station terminale du REM dans l’Ouest-de-l’Île, entraînera la suppression de la ligne d’autobus A40 express entre la gare Vaudreuil et la station de métro Côte-Vertu. Pourtant, contrairement au REM, qui desservira principalement le centre-ville de Montréal, la A40 express répond à des besoins concrets de mobilité régionale et interrégionale, notamment pour plusieurs étudiantes et étudiants du collégial ainsi que nombre de personnes se rendant au travail.

«En outre, l’expérience de l’implantation des autres lignes du REM est venue avec plusieurs interruptions de service, ce qui insécurise les usagers. C’est pourquoi les deux conseillères ont également présenté les moyens de mobilisation citoyenne qu’elles proposent afin de démontrer l’importance d’offrir à la population une période de transition d’un an entre l’arrivée du REM et l’abolition de la A40 express», plaident les élues.

« La force d’une communauté se mesure à sa capacité de se faire entendre. En unissant nos voix, avec les villes de la MRC et nos partenaires, nous pouvons envoyer un message clair : la mobilité de nos citoyens mérite des solutions stables et adaptées à leur réalité. L’arrivée du REM est une avancée importante pour notre région, mais elle ne doit pas se faire au détriment des besoins actuels de la population. Maintenir une période de transition, c’est faire preuve de respect et de réalisme envers celles et ceux qui dépendent quotidiennement du transport collectif», défend Paul Dumoulin, maire de Vaudreuil-Dorion, évoquant au passage la résolution du conseil municipal ayant été déposée lors de la séance publique de la veille.