Au moment où tout baignait dans l’huile, la saison de courses d’hydroplanes a pris une tournure pour le moins inattendue pour l’écurie «The Dog»  GP-9 et son pilote Mathieu Daoust.

Au retour d’un voyage qui a procuré un podium au groupe campivallensien, aux 6e Régates de Stuart en Floride, des dommages importants à la coque ont été constatés par les membres de l’équipe. «Le bateau est fissuré d’un ponton à l’autre.  Le centre est à refaire. C’est comme si le bateau avait brisé en deux. Les patins et les « beam » sont touchés», a indiqué Mathieu Daoust.

Environ 500 heures de travail seraient nécessaires pour restaurer l’embarcation, ce qui forcerait l’équipe à rester inactive jusqu’aux Régates de Valleyfield. Le propriétaire Jacques Daoust et ses acolytes ont donc convenu de tester le marché pour voir quel bateau serait disponible.

«Nous avons quelques options et une décision sera prise bientôt, possiblement en début de semaine», de signifier Mathieu Daoust. Les Régates de Valleyfield ont offert l’ancien «El Diablo» GP-444 qui pourrait reprendre du service moyennant quelques réparations. Parmi les autres possibilités, la famille Daoust regarderait du côté de quelques autres bateaux américains, dont l’ex-«Red Rocket» UL-72 de classe «Unlimited Light» et le «Charger» GP-10 de Dean Rojas.

Le retour de deux vétérans

Deux vétérans du sport motonautique feront un retour à la compétition cette saison dans la classe Hydro 350. Richard St-Vincent, maintenant un résidant de Granby, a hérité du «Super Nova» H-21 de Yannick Léger et le bateau devient le «Bull Shark Racing» H-37. Son fils, Karl St-Vincent sera le pilote de l’embarcation et il partagera le volant avec un autre vétéran, Denis Rousse, qui reprend le collier après 3 ans de répit. Celui qui a fait campagne avec des hydroplanes du nom de «L’Oiseau bleu» pourra réaliser son rêve de côtoyer son fils Nicolas sur le parcours.

Les Régates de Gananoque compromises

Il existe de fortes possibilités que les Régates de Gananoque, prévues pour les 2 et 3 juin, soient annulées en raison du niveau trop élevé du lac Ontario. A une semaine de l’événement, les puits de ravitaillement étaient sous deux pieds d’eau et des débris flottaient sur la rivière St. Lawrence. Le directeur général des Régates de Valleyfield, Michel Poirier, et Anne-Marie Leboeuf, de la Ligue de Régates d’hydroplanes, devaient se rendre sur place lundi pour évaluer la situation en compagnie du principal organisateur, Chris McCarney.