Victorieux partout, Jean-Martin Landry a finalement gagné chez lui l’an dernier. Le pêcheur professionnel a un Berkley B1 dans le vivier. La pression de remporter le Championnat canadien de pêche à l’achigan n’est plus là. Malgré tout, il n’a pas l’intention de céder son titre.

«La pression de gagner on l’avait avant, soutient celui qui fait toujours équipe avec Patrick Milot. Je suis de Valleyfield et j’avais plusieurs victoires, mais pas ici. C’est donc différent cette année. Mais je veux encore le gagner. »

Comme toujours, le duo va jouer all in. «Ce n’est pas un secret pour personne, notre style de pêche se fait dans des genres de plages de 4 à 6 pieds de creux, indique-t-il. Mais ça prend des conditions gagnantes avec du soleil et peu de vent. »

En raison du nombre grandissant de tournoi, le poisson a été déplacé tout au long de la période estivale. Le climat devient un peu plus automnal avec des températures fraîches la nuit. Landry s’attend donc à ce que l’achigan se retrouve plus près du barrage de Cornwall. Une place de choix pour son habitat hivernal.

«L’achigan à petit bouche a pris avantage de la présence du gobie dans le lac Saint-François, explique-t-il. Le poisson s’est engraissé. On retrouve aussi une eau claire dans le lac Saint-François. » La présence des barrages maintient également un niveau d’eau stable et offre des conditions et un environnement idéal à sa survie.

Les meilleurs au Canada

Outre Landry, Nicolas Gendron est un autre pêcheur local qui a remporté le titre. Il l’a fait à deux reprises avec Jason Gramada. La moitié des Berkley B1 présentée depuis 2010 a donc couronné des pêcheurs de la région. Mais il ne faut pas y voir un avantage selon le président du tournoi, Ben Woo. «Les bons pêcheurs prennent du poisson partout, laisse-t-il entendre. Dans le top 10, on retrouve des pêcheurs de partout au Canada. Les frères Johnston de l’Ontario ont tous gagné cette année en Amérique du Nord. Ils sont primés. »

Sans oublier les vénérables Bob Izumi, Angelo Viola, Pete Bowman et Mark Weare pour ne nommer que ceux-là. Au moment de mettre en ligne, on comptait 110 duos d’inscrits. C’est déjà plus que l’an dernier et M. Woo s’attendait à voir le chiffre grimper jusqu’à l’ouverture du tournoi.

Gendron a eu la main heureuse cet été. Il a remporté le titre d’équipe de l’année au pro Bass Canada avec Gramada et ainsi qu’à l’Écon-O-Bass avec son frère Mathieu. «Avec seulement le Berkley B1 qui reste, je peux dire mission accomplie, a-t-il indiqué. Tout le temps investit en préparation et en prospection a porté fruits.»

Rémi Laurin, un autre pêcheur local à surveiller, a été moins actif en compétition. Il voit la température être un facteur dans les résultats à venir. «Depuis quelques jours, ça semble tourner vers l’automne, constate-t-il. Le lac Saint-François a été dur cet été. Les canicules ont changé les choses et on doit s’adapter. Il n’y a plus rien de ce que je faisais l’an passé qui fonctionne désormais. Mes 2-3 meilleurs endroits, c’est le désert. »

Cette année, il aura un nouveau coéquipier en Jonathan Bélanger. Pas si nouveau en fait puisqu’il a participé à un grand nombre de tournois avec lui au cours des trois dernières années. «On est de bons amis ce qui facilite la chose pour pratiquer. Une bonne entente c’est important pour trouver un bon partenaire et il faut aussi avoir un style de pêche similaire. »

Plus de 110 000 $ en bourse

Le duo champion repartira encore une fois avec une embarcation de 18 pieds et demi propulsé par un moteur de 150 forces. Le tout d’une valeur de 50 000 $. Au total, plus de 110 000 $ en bourses et prix seront remis.

Fait important à souligner, il n’y aura plus de coupure. Toutes les équipes inscrites retourneront à l’eau le dimanche pour poursuivre la compétition.

Horaire du Berkley B1

7:00

15:00

15:00

Départ des bateaux sur le lac Saint-François

Retour des embarcations

Début de la pesée à la rotonde

Des kiosques des différents partenaires seront ouverts au parc Sauvé durant les deux jours