Pour le nouvel entraîneur-chef de l’équipe de football du Noir et Or du cégep de Valleyfield, Jacob Salvail, l’important pour lui et pour ses joueurs est de mettre l’emphase sur la progression.

«Les choses commencent à se placer, on est passé bien proches à Trois-Rivières en fin de semaine. Il faut se rappeler que l’an dernier, le même duel s’était soldé par une défaite avec 40 points de différence. Cette fois ça s’est terminé sur le dernier jeu», plaide le jeune mentor de l’équipe à propos du revers de 15-9 des siens devant les Diablos le 12 septembre. «Ça a donné de l’espoir. On a failli réussir notre Hail Mary (passe du désespoir) et ça permet de voir le fruit de tous nos efforts», évoque l’ancien joueur des Stingers de l’Université Concordia.

Arrivés dans le giron de l’équipe au cours de la dernière année, Salvail et ses adjoints n’ont pu exercer un recrutement actif et très productif, mais les choses vont se placer rapidement selon lui. «On focus sur les détails, il faut qu’on se ramène à la base», lance Jacob Salvail.

Recruter en présentiel

Actuellement, il fait bien avec le groupe de jeunes qu’il a entre les mains et il se plaît à les voir éclore. «On a beaucoup de recrues et de joueurs de deuxième année. On a un maximum de huit vétérans. Ça veut donc dire que c’est encourageant pour les prochaines saisons. J’ai hâte de constater et que nos amateurs voient l’évolution. Ça va donner de quoi de formidable», juge celui qui croit que ses joueurs acquièrent du bagage en faisant face à l’adversité.

«On a aussi de bons atouts à chaque position, mais ce qui fait mal c’est qu’on manque de profondeur. Quand il y a des blessés, c’est difficile», assure Salvail qui veut se présenter sur les lieux où on retrouve de l’action pour mieux recruter. «Tu ne peux pas faire ça à partir de ton bureau. On veut qu’ils nous voient. J’ai hâte d’aller rencontrer de futurs joueurs», dit-il, concédant toutefois que les meilleurs recruteurs sont les anciens joueurs qui retournent dans leur programme et qui vantent le Noir et Or.

Passage difficile

Néanmoins, pour Jacob Salvail et pour les dirigeants du cégep, à l’heure actuelle, le plan est de rester en division 2. «L’organisation nous fait confiance et nous laisse du temps. On va prouver que nous pouvons sortir de cette torpeur. On a un gars vétéran comme quart-arrière, qui arrive de Lionel-Groulx et qui a vu peu d’action. Alors ici, il ne fait que progresser. On a des receveurs incroyables, c’est une position dans laquelle nous avons de bons atouts. Je parle par exemple d’un gars comme Edouard Delafontaine, qui vient des Estacades et qui fait un travail exceptionnel à sa première année. On a aussi un demi-défensif, Denzel Soriano, qui vient de la polyvalente Deux-Montagnes qui est un étudiant A1, un joueur A1, un humain A1», confie celui qui trouve de bons mots pour chacun de ses ouailles.

«Je peux leur faire confiance. Ils comprennent la situation actuelle. Je compare ça à une marche dans la Vallée de la mort. On va avoir des moments difficiles, des orages, des coulées de lave, mais un jour, à l’horizon, il y aura un soleil qui resplendira pour le Noir et Or», philosophe Jacob Salvail qui aimerait aussi revivre le sentiment de voir les estrades remplies par les partisans.

«Lors de notre premier match c’était plein. C’est encourageant. Notre prochaine rencontre à domicile, ce sera contre John-Abbott. On prend un match à la fois, mais dans ce cas-ci on a hâte de jouer devant notre foule», conclut-il.