Roger Friolet, représentant syndical de la Fraternité nationale des charpentiers-menuisiers, juge important d’avoir l’opinion du public de son côté dans la grève qui touche le monde de la construction.
«Une chose qui est sûre, à tous les matins, je prends la parole et j’avise les gars que je ne veux pas de violence, d’intimidation et de dommage, assure-t-il. On ne veut pas passer pour des retardés. »
M. Friolet est en charge de la mobilisation et sait que l’opinion publique à un poids. Voilà pourquoi il tient à ce que ses membres n’enfreignent pas une ligne sensible.
Dans le Journal de Montréal du 25 mai, un individu déplore que le chantier de sa future maison ait été vidé sous peine de menace. «Ce n’est pas venu à mes oreilles et ça ne s’est pas passé», a répliqué Roger Friolet.
Depuis mercredi, la grève est en vigueur dans le monde de la construction. Au local 9 de la Fraternité, M. Friolet représente 1100 membres charpentiers-menuisiers.
Il ne pouvait établir avec précision le nombre de chantiers arrêtés. «Les plus gros sont dans le coin de Vaudreuil, mentionne-t-il. Il s’agit de deux tours à condo où on doit retrouver une centaine de travailleurs par tour. »
Demain, les travailleurs de la construction en grève vont converger vers Rigaud. Ils participeront à une grande corvée de nettoyage en appui aux sinistrés de ce coin.
Quant aux négociations, M. Friolet ne voulait pas s’immiscer sur ce dossier. Le gouvernement libéral laisse planer une Loi spéciale pour le début de la semaine prochaine.
