La Marina de Valleyfield a un nouveau directeur général en la personne de Patrick Haworth. Celui qui est habitué de naviguer à travers les vagues dans un hydroplane doit négocier avec la houle provoquée par la COVID-19. Malgré une saison nautique différente cet été, il entrevoit déjà l’avenir avec optimisme.
«Cette année, je veux m’assurer de gérer la crise de la COVID; tout en apprenant et en analysant les opérations afin de les amener à un autre niveau, mentionne M. Haworth. La Marina de Valleyfield est la troisième plus grosse marina au Québec et je voyais le poste comme un beau challenge à relever. »
Il est entré en poste le 1er juin, journée où le gouvernement avait autorisé les marinas à reprendre leurs opérations. À Valleyfield, c’est 388 espaces à quai. Un plan d’eau, la baie Saint-François, avec un niveau d’eau constant. Des vents favorables à la navigation de nombreux voiliers.
«J’ai un bateau de plaisance, je connais le nautisme et j’ai plus de 15 ans en gestion des ventes ou de magasin, explique-t-il. De travailler en plein air et au développement dans ma ville est une idée qui m’emballait. »
Quand il parle de développement, c’est d’un point de vue touristique. Valleyfield est une île avec une baie au centre. Des éléments qui ont tout en leur pouvoir pour susciter un intérêt. «Notre attraction, c’est notre eau, assure-t-il. J’aimerais m’impliquer avec la marina à moyen ou long terme dans le développement du tourisme. »
Ce qui donne foi en Patrick Haworth c’est le conseil d’administration présidé par Carl Sinray. «Six personnes du C.A. sont de Valleyfield; je pense que les choses vont bouger, affirme le nouveau directeur général. On sent qu’on est sur un momentum.»
Déjà des travaux de peinture et de remise en beauté sont projetés prochainement. On sait aussi que les berges seront restaurées; des travaux qui concernent la marina, que ce soit la langue de terre, le poste d’essence et les rampes de mise à l’eau.
Les nouvelles activités professionnelles de Patrick Haworth n’entrent pas en conflit avec son statut de pilote d’hydroplane. Celui qui est le troisième Québécois à avoir décrocher un volant Unlimited après Pierre Lavigne et Jean Théorêt aura la possibilité de piloter le U-10 lorsque le circuit motonautique H1 renouera à l’action.
