D’après une étude réalisée par la Table de concertation Accord Vaudreuil-Soulanges, cette région vivra une pénurie importante de main-d’œuvre au cours des cinq prochaines années.

L’étude régionale sur la gestion prévisionnelle de la main-d’œuvre pour la MRC de Vaudreuil-Soulanges a permis de consulter 25 entreprises dans dix secteurs d’activités différents.

De ce nombre, 17 d’entre elles ont fourni une analyse quantitative de leurs besoins en main-d’œuvre. Ces 17 entreprises représentent 10 % des 36 000 emplois répertoriés dans Vaudreuil-Soulanges.

Jean-François Blanchard, propriétaire du Manoir Harwood et Michel Charlebois, d’Emploi Québec ont expliqué les principaux faits saillants de cette étude à l’issue de l’assemblée générale annuelle de l’Association des gens d’affaires de Soulanges, mardi dernier.

Ainsi, près de 2000 postes seront à combler au cours des cinq prochaines années dans ces entreprises, en raison des remplacements et de la création d’emplois.

«Alors que la demande de remplacement et de création d’emplois touchera des postes nécessitant une formation professionnelle, surtout un DEP, la population de Vaudreuil-Soulanges présente un profil plus scolarisé», affirme M. Charlebois.

Parmi les emplois spécialisés présentant des difficultés de recrutement, on remarque les postes de préposés aux bénéficiaires, infirmières auxiliaires, électromécaniciens et camionneurs.

«Actuellement, nous avons pratiquement le plein emploi dans Vaudreuil-Soulanges avec un taux de chômage de seulement 5,3 % comparativement à 5,8 % pour l’ensemble de la Montérégie et à 7,2 % pour le Québec», a fait remarquer Michel Charlebois.

Difficulté d’attraction et de rétention

La majorité des entreprises disent rencontrer des difficultés d’attraction et de rétention mais peu d’entre elles possèdent une planification de leurs effectifs, de même que des stratégies de recrutement et de maintien en emploi.

L’étude fait également état de la déficience du transport collectif dans la région ainsi que de l’accès peu facile à un logement abordable.

Puis, Michel Charlebois a constaté que plusieurs entreprises offrent de la formation à l’interne afin de compenser entre leurs besoins et la formation académique disponible. En outre, la formation en technologie informatique est en demande.

D’autre part, peu d’entreprises planifient les besoins de développement de leur main-d’œuvre au-delà de la formation initiale. En ce sens, les plans de développement individuels peuvent être utiles.

De plus, la maîtrise du français et de l’anglais s’avère un besoin essentiel pour bon nombre d’entreprises. L’étude démontre quatre secteurs d’activités critiques, soit la santé, la fabrication, l’éducation et les transports.

Fait à noter, 80 % des emplois dans Vaudreuil-Soulanges sont reliés au domaine des services, 13 % à la fabrication et 6 % à la construction.