Exaspéré de se faire intimider, Alexandre Blanchard a décidé d’avoir recours à la force physique. Le jeune homme de Salaberry-de-Valleyfield a été reconnu coupable de voies de fait le 13 mars au palais de justice de Valleyfield.

Ce n’est visiblement pas de gaieté de cœur que l’accusé a reconnu avoir pris au collet son intimidateur. Son avocat, Me Louis-Philippe Mercier, a fait valoir que son client se faisait intimider par la victime et qu’il a agi ainsi pour se défendre afin de faire cesser l’intimidation.

«J’étais tanné, mentionne Alexandre Blanchard. Je voulais juste que la situation arrête.»

En contrepartie, la juge Ann-Marie Beauchemin a souligné que la loi est claire. «Vous ne pouvez pas vous faire justice tout seul, dit la magistrate. Vous auriez dû appeler les policiers plutôt que de commettre un voie de fait.»

Devant les faits, la juge a accepté la suggestion commune des deux juristes qui est d’une absolution conditionnelle. Alexandre Blanchard doit respecter une période de probation sans suivis pour une période de deux ans et remettre un don de 300 $ à un organisme communautaire de la région.