Avec la construction du nouvel Hôpital de Vaudreuil-Soulanges, l’avenir de l’Hôpital du Suroît apparaît comme un enjeu majeur pour les élus de Salaberry-de-Valleyfield qui interpellent les candidats des différents partis à ce sujet dans le cadre de la présente campagne électorale.

Selon le maire Miguel Lemieux, plusieurs postes affichés pour le futur hôpital suscitent l’intérêt d’une majorité d’employés provenant de l’interne et attirés par un environnement de travail plus neuf et à la fine pointe de la technologie.

« On croit que l’Hôpital du Suroît doit être plus attractif pour la main-d’œuvre en santé et on souhaite avoir les engagements des différents partis dans ce dossier », mentionne le maire, rappelant qu’un vaste projet de 200 M$ a déjà été annoncé par le gouvernement en 2022 et que celui-ci semble avoir été mis sur la glace.

La Ville interpelle également les candidats quant à l’avenir de l’ancien couvent des sœurs Dominicaines. M. Lemieux affirme qu’une entente avait été conclue sur papier avec l’ancien CISSMO pour la vente de l’immeuble dans le but de le rénover et y loger divers services, mais que le gouvernement caquiste n’a jamais accordé les budgets pour réaliser le projet.

Des terrains pour les écoles

Comme plusieurs autres municipalités du Québec, la Ville veut savoir si les différents partis entendent maintenir l’obligation qu’elle a de fournir des terrains pour la construction de nouvelles écoles sur son territoire.

« Jusqu’à présent, on a pu en arriver à des ententes avec le CSSVT, mais on a encore des besoins pour deux écoles primaires et une secondaire, on n’a pas de terrains disponibles ni les budgets pour procéder à des expropriations », selon le maire.

La Ville pourrait donc devoir investir entre 10M$ et 15 M$ pour accueillir des nouvelles écoles, un montant qu’elle n’aura pas pour des besoins municipaux. « Les villes n’ont pas d’affaires à dépenser pour des projets qui relèvent du provincial», dit-il.

Enfin, les élus campivallensiens soulèvent la question des besoins en effectifs policiers. Un enjeu exacerbé par les quelque 500 fugues signalés l’an dernier au campus de Valleyfield des Centres jeunesse et pour lesquels les policiers doivent consacrer du temps.