Quinze adolescents viennent de compléter leur première expérience en emploi. Le programme Desjardins Jeunes au travail propulsé par le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) de Beauharnois-Salaberry leur a permis d’obtenir un salaire, mais aussi de s’outiller avant d’intégrer à fond le marché du travail.
«C’est une occasion de découvrir concrètement le monde du travail au-delà des tâches comme respecter un horaire, comprendre une paye ou développer de l’autonomie», a expliqué Vincent Quigley, agent de liaison et communication au CJE Beauharnois-Salaberry.
Le programme a été réactivé il y a deux ans. La participation de Desjardins permet d’assumer 50% du salaire des participants âgés de 14 à 17 ans.
Un levier intéressant puisque les entreprises sont parfois moins enclines à engager des jeunes sans expérience.

Le CJE de Beauharnois-Salaberry a reconnu la démarche des 15 participants au programme Desjardins Jeunes au travail mercredi soir. (Photo Saint-François : Eric Tremblay)
«Ça prend des entreprises qui donnent de premières chances, a poursuivi l’agent de liaison en s’adressant à elles. C’est un tremplin parfois difficile, mais vous avez pris la chance d’accueillir un jeune et de laisser la place à l’apprentissage. C’est super important.»
Douze employeurs, des entreprises et organismes locaux bien ancrés dans leur communauté, ont ouvert leurs portes à un adolescent pour un emploi estival pouvant aller jusqu’à 180 heures et des stages de 60 heures.

Les emplois variés ont permis aux participants de découvrir les nombreuses facettes d’un emploi. (Photo : gracieuseté)
Ils ne l’ont pas regretté si bien que l’expérience peut se poursuivre dans certains cas.
«La candidate s’est super bien intégrée, a laissé savoir Véronique André, propriétaire de l’atelier-boutique Véro Gâto, qui n’a pas caché sa réticence au départ. Assez que Rubie va continuer de travailler chez nous cet automne.»
Le désir de travailler
Le programme suscite beaucoup d’intérêt alors que 70 jeunes ont soumis leur candidature. Une tendance qui suit le reste de la province alors que les adolescents veulent travailler.
«Ils ont expérimenté le processus d’embauche alors qu’ils ont tous passé une entrevue, a expliqué la conseillère en emploi, Josianne Brault-Lussier. Ils ont ensuite suivi trois ateliers sur la confection d’un curriculum vitae, la préparation à l’entrevue ou les normes du travail.»
Devant les résultats obtenus, les différents acteurs impliqués espèrent tous que le programme soit reconduit pour une troisième année en 2027.

Douze employeurs ont participé à la deuxième édition du programme dirigé par le CJE de Beauharnois-Salaberry. (Photo Saint-François : Eric Tremblay)

