Après avoir reconstitué, à l’échelle, dans une quinzaine de maquettes, le village de Walnut Grove et la maison des Ingalls de la Petite Maison dans la Prairie, Marc Walsh s’est penché sur de nouveaux projets, de grands défis.
«J’essaie de préserver l’Histoire à travers mon loisir, ma passion. Il y a quatre ans, j’ai entendu parler de la dernière école de rang au Québec, celle de Saint-Télesphore dans Vaudreuil-Soulanges. J’ai voulu faire de quoi et j’ai décidé de la recréer. Il y a 1000 heures de travail derrière ça. Elle se trouve maintenant à la Commission scolaire de Dorval, à Lakeshore», explique le Campivallensien originaire de Saint-Anicet.
Pour être le plus fidèle possible, Marc Walsh consulte des artefacts, des photos, rencontre des gens qui ont fréquenté les lieux qu’il fait revivre. «Pour l’école, je voulais la refaire aussi selon les plans de 1919 quand elle a été bâtie. J’ai rencontré Wayne Morrison de Vankleek Hill qui y a étudié. Je l’ai bâtie comme Ovila Cuerrier l’avait fait en 1919 et j’ai offert la maquette à la famille Cuerrier», indique le passionné.
Retracer ses origines
Marc Walsh aime raconter des choses à travers ses maquettes dont les éléments sont tous fabriqués dans son atelier au sous-sol de sa résidence. «Je voulais faire de quoi pour ma municipalité. J’ai choisi de faire une école de rang près de la ferme Walsh à Saint-Anicet. L’École Newfoundout. André Martin a été à cette école et m’a donné des références. J’ai fait les poêles à bois, les pupitres des écoliers, les toilettes derrière l’école», raconte celui qui passe de 450 à 500 heures sur chacune de ses maquettes, à raison de 30 à 35 heures par semaine.
Son plus récent projet est majestueux. Il a monté, pierre par pierre, l’église bâtie entre 1847 et 1849 de Godmanchester. «C’est l’église presbytérienne calviniste. Dans les plus récents ouvrages, on ne retrouve que les fondations en photo. En voulant qu’elle renaisse, j’ai été sur place à l’automne pour mesurer les quatre murs», explique Marc Walsh qui a coupé une par une, chaque pierre pour l’église réalisée à l’échelle 1 : 32. «J’ai une scie avec une lame au diamant. Je prends des roches et je coupe pour en faire des pierres que j’ajuste ensuite», dit celui qui est soucieux du détail et qui a mis 160 heures à monter les murs extérieurs de son œuvre. Au total l’église aura pris 500 heures avant de renaître.
Pour l’école Newfoundout, 684 pièces de bois identiques auront été façonnées pour imiter les briques de la cheminée.
Propager des pans de l’histoire
L’école prendra la direction de Saint-Anicet quelque part en juin. Marc Walsh donne ses œuvres pour qu’elles puissent vivre et servir les citoyens. «Je ne m’ennuie pas. Elles servent aux gens, à apprendre sur l’Histoire. Moi, ça me fait de la place pour en créer d’autres et exposer ce que je fais», sourit celui qui est patient et amoureux de son passe-temps. D’ailleurs, son village de Walnut Grove prendra la direction du Musée Claude Rodrigue de Saint-Sauveur dans les prochaines semaines. «J’avais entendu parler de l’endroit et je m’y suis rendu pour voir ce qu’il en était. Je voulais rencontrer Claude et il était intéressé de me parler et de voir mes maquettes. Il a accepté de les prendre pour une exposition à perpétuité dans son musée. D’ici peu, il viendra avec une grosse remorque. Il s’occupe du transport. Je suis comblé», avoue Marc Walsh qui est à la recherche d’un nouveau projet pour meubler ses journées en refaçonnant le monde d’antan.


belle Job mon ti-Marc! Salutations à votre femme Guylaine