Des joueurs des Braves de Valleyfield ont lancé des flèches non-dissimulées à l’endroit de l’ex-entraîneur de l’équipe, jeudi soir, au terme de la victoire sur les Panthères de Saint-Jérôme.
Le défenseur Guillaume Mc Sween ne filait pas le parfait bonheur sous la gouverne de Jean-Philippe Hamel et son mécontentement a transpiré dans ses commentaires d’après-match. Questionné à propos de ses récents succès offensifs, le Campivallensien format géant a répondu sèchement: «C’est ce que ça fait quand les entraîneurs te font confiance.»
A la suite d’une brève pause, Mc Sween devait ajouter: «Stéphane me fait confiance depuis qu’il est arrivé. C’est l’fun lorsque tu as l’appui des « coaches ». C’est ce que je ressens depuis que Stéphane et Dave (David Rochon) sont en poste. »
Le joueur de 20 ans utilise son puissant tir à volonté depuis la pause des fêtes et il a décoché un «plomb» pour marquer son 9e but de la saison lors d’un avantage numérique. «L’équipe est explosive mais on s’améliore aussi en défensive. Ce soir, on aurait pu annuler certains jeux qui ont résulté en des buts. Avec l’attaque qu’on a, si nous accordons 3 buts, je signe le papier tout de suite. Stéphane nous aide à nous dépasser», a imagé l’ex-champion de la Coupe du Président avec l’Océanic de Rimouski.
Samuel Bégin, pour sa part, donne l’impression d’être un joueur transformé depuis le retour de Stéphane Scotto derrière le banc. En entrevue, l’attaquant a tenu un discours similaire à celui de Guillaume Mc Sween: «Quand les « coaches » te font confiance, c’est sûr que ça va mieux. Tu as confiance en toi-même et c’est ça qui me manquait en début de saison. Stéphane a installé une mentalité de travailler fort. Auparavant, on ne travaillait pas toujours de la bonne façon.»
L’entraîneur-chef en personne, Stéphane Scotto estime que l’équipe progresse au temps opportun à l’approche des séries. «En février, c’est ça qu’on veut. Personne ne se souvient de la dernière fois où on a collé 3 victoires cette saison. Les gars sont de plus en plus disciplinés, autant pour les pénalités que dans leurs choix de jeu. On reste davantage dans nos structures», affirme le vétéran «coach.»
Stéphane Scotto se dit satisfait de la baisse de lancers alloués depuis quelque temps. «Si on limite l’adversaire à moins de 30 tirs, on devrait normalement donné 2 ou 3 buts. On gagne en confiance et c’est ce qu’il faut. On va arriver fin prêts pour les « playoffs ». On est les négligés et j’aime ça. Je rappelle aux gars que lorsqu’on avait gagné la Coupe, on avait fini 6e au classement général», devait-il mentionner.
