Quartom, c’est la voix de quatre hommes. Des voix qui s’élèvent pour le plaisir de l’opéra, mais aussi la joie d’être sur scène. Le 19 mars, le quatuor présente Acte III à la salle Albert-Dumouchel.
«On a tous des formations classiques, mais nous aimons les quatre faire des niaseries de temps en temps, confirme Philippe Martel. Pendant Rigoletto de Verdi, on chante un air à propos d’un événement tragique, mais avec une chorégraphie qui est drôle. »
Justement, la mise en scène signée par Benoît Brière contribue à bien naviguer entre le sérieux et le comique. La conception visuelle de Nicolas Ricard vient aussi ajouter une plus-value à la prestation. «La première a eu lieu le 14 février au Théâtre Petit Outremont et ça s’est très bien passé, la réception était bonne, avoue-t-il. Assez pour se faire réserver une supplémentaire le 18 mai dans la grande salle. »
La voie de quatre amis
Quartom, c’est deux voix de baryton (Benoît Leblanc et Julien Patenaude), une de ténor (Gaétan Sauvageau) et celle baryton-basse de Philippe Martel. Depuis 2008, ils ont uni leurs voix avec succès dans un ensemble a cappella. «On est des amis à la base ce qui a permis de créer une chimie sur scène qui serait difficile à avoir autrement, mentionne le chanteur. On est tellement habitué, c’est fou, on se regarde sur scène et on se comprend sans se parler. »
La formation perce bien ces dernières années, depuis que les quatre ont décidé de s’investir davantage. Après deux albums, les hymnes nationaux avant un match du Canadien au Centre Bell ou des performances avec Lisa Leblanc, Quartom a paraphé une entente avec ATMA Classique. Leur troisième CD en quatre ans, Acte III a été bien reçu par la critique. Conçu spécialement avec des arrangements pour quatre voix, on y entend des pièces de Faust, Handel ou Bizet.
Pour M. Martel, le classique et l’opéra sont peut-être des airs d’une autre époque, mais ils demeurent toujours actuels. On en entend même souvent sans le savoir.
«On souhaite démocratiser le genre. Les gens ont rempli les salles de cinéma pour voir Lord of the rings dans lequel on entend de la musique classique pendant trois heures, dit-il. À The Voice, Susan Boyle a gagné et les gens ont trouvé ça rafraîchissant et nouveau. Pourtant elle chantait I dream a dream des Misérables, tiré d’un poème écrit en 1794. »
Quartom jouit d’une belle renommée qui lui a permis de parcourir le Canada et l’Europe. Le bonheur est amplifié si bien que le groupe a de grands projets. «Benoît a eu l’idée du quatuor vocal, explique M. Martel. Ça a commencé tranquillement et ça s’est bien passé jusqu’à date. On est différent des autres quatuors, on réussit à se démarquer. On vise désormais le monde. »
| Quartom à Valleyfield |
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Le 19 mars à 14 h à la salle Albert-Dumouchel Acte III mis en scène par Benoît Brière Le répertoire comprend des pièces de Mozart, Schubert, Mendelssohn, etc. Spectacle a cappella de classique avec une touche d’humour |
