La reconstruction d’une maison ancestrale située au 216, boulevard de Maple-Grove à Beauharnois crée de la discorde chez les élus. Après que la Ville ait donné son accord pour rénover les lieux en tenant compte de l’aspect patrimonial, en 2025, les propriétaires ont changé les plans une année plus tard.

Initialement, la maison devait être reconstruite de matériaux s’apparentant à ceux de l’époque. La toiture devait être en bardeaux de cèdre, les fenêtres en bois et l’annexe arrière du bâtiment en pierre. Les occupants ont demandé d’apporter des modifications en privilégiant une toiture métallique, des fenêtres en PVC et un revêtement de fibrociment pour l’annexe.

«Les raisons du changement sont principalement liées aux coûts exorbitants notamment pour des fenêtres en bois et ils ne trouvent pas d’entrepreneur pour la pose de bardeaux de cèdre.  De plus, ils envisagent de manquer de pierres, celles conservées lors de la déconstruction, pour faire l’entièreté de la maison», explique la directrice des communications à Beauharnois Stéphanie Gosselin.

À la séance publique en février, les élus ont approuvé à la majorité les changements du projet qui s’inscrit dans un Plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA). Le conseiller Dominique Bellemare s’est opposé. Selon lui, le nouveau projet «dénature» la maison. L’élu avait consenti de reconstruire la résidence à l’aide de «plusieurs composantes architecturales très précises».

À la séance publique, le maire Alain Dubuc a cité le dossier de cette résidence construite en 1825, comme l’exemple d’un «débat difficile, long, émotif, mais toujours dans la bonne entente».

En 2023, Beauharnois a refusé une demande de démolition par souci de préserver les bâtiments patrimoniaux et l’histoire de la ville. En 2025, l’administration municipale a accepté la reconstruction de la résidence «avec une architecture semblable à l’existante et la conservation des pierres d’origine», explique Mme Gosselin.