Le # 21, les couleurs vert, orange et blanc et le nom Supernova sont de retour sur le circuit de la ligue de régates d’hydroplanes cet été. Mais ce n’est pas Yannick qui se trouve derrière le volant. Plutôt son fils, Benjamin, qui à son tour voit sa passion grandir à chaque tour de piste.
«C’est le plus beau <@Ri>feeling<@$p> que tu ne peux pas expérimenter dans une vie, confirme celui qui est aux commandes du R-21 Supernova. Un sentiment de liberté et d’adrénaline que je n’avais pas connu avant.»
À Cambridge, lors de sa toute première course, il a eu la confirmation qu’il embarquait dans quelque chose de vrai. Une deuxième position en qualification qui lui vraiment permis d’apprécier le moment présent.
Il manoeuvre l’ancien F-74 Groupe SFK de Matthieu Brown. Un bateau qu’il a qualifié de très propre, fiable et performant. «C’était trop beau pour être vrai», d’exprimer le compétiteur de 19 ans.
Projet familial
Aux courses, c’est connu, les Léger ne viennent jamais seuls. Yannick, Isabelle et Vincent sont toujours de l’aventure.
«Je suis né là-dedans, indique Benjamin pour parler de son amour pour les régates. Fallait bien s’y attendre un jouer à ce que je me retrouve à piloter.»
Son père Yannick, fort d’une quinzaine d’années d’expérience qui l’ont menées jusqu’en Grand Prix, agit comme son mentor. «On était déjà très proche, mais ça nous a encore rapproché plus, laisse-t-il savoir. Je vais chercher toutes les informations qu’il peut me donner. On étudie ensemble et on essaie de bien comprendre le bateau.»
Les courses ont aussi eu pour effet d’unir encore davantage son frère et lui. «Plus jeune, on était comme chat et chien, a affirmé Benjamin. Mais aujourd’hui, nous avons maturé. C’est vraiment le copilote, même dans la vie quotidienne. On s’entend vraiment bien.»
Conscient/pas conscient
Au moment de discuter avec Benjamin, la météo avait fait en sorte qu’il n’avait pris que quatre départs. Son R-21 Supernova se trouvait à seulement 26 points de la première position détenue par Francis Sauvé/Renaud Simard du R-817 Formax.
«Les courses sont vraiment serrées, a reconnu le jeune pilote de deuxième génération. Tout le monde peut aller en finale, ce qui ajoute aux défis. »
Il se disait toujours à l’apprentissage, pour apprendre le parcours, jauger la vitesse et surtout, trouver la limite de son bateau. Conduire un bateau, c’est aussi beaucoup de gestion; la température, les vagues, les vents et le stress.
Si bien qu’il ne pensait pas trop aux Régates de Valleyfield. Ce qu’il laissait entendre.
«C’est un peu épeurant, à en parler, mais en même temps, on dirait que je ne le réalise pas encore, a-t-il indiqué. C’est excitant. Mais je ne me mets pas de pression nouvelle parce que c’est nouveau. Mais c’est sûr que j’aimerais performer et être en avant.»
Il a confiance en son équipe qui lui permet de rester concentrer sur son pilotage.
