Donald Leduc était dominant en classe Formule 2500 avant d’accrocher son casque il y a 8 ans. Mais la fibre des régates vibrait toujours en lui. Le Campivallensien accède à la compétitive classe Hydro 350 avec la ferme intention de montrer que ses succès du passé ne sont pas le fruit de la chance.
«Je suis un gars de défi, reconnaît-il. Je ne veux pas juste battre les autres; je veux m’améliorer. Ça fait 2-3 ans, depuis que mon cousin [Mickael Leboeuf du H-155 Leboeuf motorsport] est revenu aux courses que j’attendais un bateau de libre. Je veux montrer que je n’ai pas été chanceux en 2,5 litres. J’ai été constant et j’ai travaillé fort.»
Il a remporté trois fois la finale des Régates de Valleyfield dans un Cannonball bâti de ses mains. Ce n’était pas devenu une routine. Mais comme il le dit; la première victoire il y avait peut-être de la chance, la suivante il a travaillé fort et la dernière a été le summum.
«J’avais une machine à la perfection et l’équipe était superbe, a-t-il qualifié. J’ai grandi avec l’embarcation et j’en n’avais crissement pas peur. Ensuite, j’ai fait quelques changements et j’avais le sentiment que je reculais.»
Avec un palmarès éloquent, et des priorités qui avaient changé à l’époque, il a rangé son casque de pilote.
Un cheval de course
Il revient en piste avec l’ancien H-195 Ahh Sum Secret de Tyler Kaddatz. Une embarcation qu’il connaît pour avoir auparavant refait la capsule et le corps central. Donald travaille toujours à améliorer la performance du bateau.
«Chaque journée de course, c’est 40 heures de travail, a-t-il laissé savoir. Chaque parcours est différent et tu te dois de faire tes devoirs. Je suis à apprivoiser les hélices. Je vais aussi essayer des choses. Je ne pense même pas aller en avant. Je veux monter l’échelle et je prends des notes. J’ai pogné un 2 minutes dans la vague à Cambridge; un H-350, C’est un cheval de course!»
Un projet familial
Pour Donald Leduc, les régates sont un sport d’émotion. Il y a donc défi, mais aussi de retrouver l’ambiance des régates qui le ramène aux courses. Renouer avec des amis et compétiteurs qu’il respecte.
Il entend aussi bâtir un projet pour rapprocher la famille. «J’ai signé pour quatre ans et je verrai ensuite si un de mes fils veut suivre, a annoncé le compétiteur de 45 ans. Les rêves font qu’on avance.»
Un de ses fils, étudiant en graphisme, a aussi planché sur le design du nouveau H-48 Cannonball.
