Éric Labelle et la célèbre appellation Do-It sont de retour à temps plein aux régates.
Le Campivallensien a accepté le défi de redonne vie à ce qui était le V-311 Pure Canadian jusqu’à l’an dernier.
«Je suis ébéniste de métier, alors le bois est moins sorcier pour moi, a indiqué le pilote à propos de la coque fabriquée de cette matière. J’ai déjà construit et fait des modifications sur ce type d’embarcations auparavant. Les Régates ont vu que j’étais un bon candidat pour ce bateau.»
Depuis le 1er mai, Labelle ne ménage pas les efforts pour redonner fière allure au bateau. Au point où il avait oublié que les nuits étaient courtes dans le monde des régates.
Labelle sera «recrue» dans la classe Pro Hydro, mais avec un bagage impressionnant d’expérience. Ses premières années comme pilote ont été dans les années 80.
Depuis, le palmarès est éloquent; sept fois champion des points, quatre triomphes en 5 litres aux Régates de Valleyfield et une ascension en classe Grand Prix. La victoire lui colle à la peau.
Le plaisir de conduire
Sa dernière saison comme pilote temps plein, c’était pour le compte de François Jolicoeur dans le S-102 General C. Labelle avait ensuite joint l’équipe du regretté François Leroux.
«Je m’ennuyais de conduire, a-t-il expliqué pour justifier son retour. Un gros bateau en plus. J’aime le feeling du bateau; celui de me retrouver sur un coussin d’air. J’aime aussi fignoler et amener à mon goût les bateaux que je pilote.»
Il revient avec une équipe qui présente un bon mélange d’expérience et de nouveauté. On retrouve notamment Stéphane Racine, un gars qui a un peu plus les mêmes pensées que le pilote. Puis des jeunes qui découvrent l’univers motonautique. «J’ai une bonne équipe, confie Labelle. On discute et les idées proposées en amènent d’autres. Je suis à l’écoute.»
Une bonne ride
La classe Pro Hydro est un nouveau défi. Qui pourrait lui permettre de se retrouver ponton à ponton avec des compétiteurs qu’il connaît bien comme Denis Rousse ou Denys Charette.
«J’espère bien les retrouver en course, a laissé savoir Labelle. Ça fait drôle et c’est le fun. Sans le savoir, on se retrouve tous à la même place.»
Sur la classe développée par la Ligue de régates d’hydroplanes, le Campivallensien dit apprécier la force du moteur et la bonne pousse d’accélération.»
«J’ai bien aimé le feeling sur le backstretch à Sorel-Tracy, a indiqué Labelle. Il ne tournait pas autant que j’aurais voulu. Mais j’étais content de ma ride.»
Un tour chronométré à 40;84 secondes. Seul Dominic Maisonneuve l’a devancé dans le V-109 Formax… par 0,01 seconde. Pas mal pour un bateau reçu à peine cinq semaines plus tôt.
