Ghislain Marcoux revient en piste après une pause de sept ans. L’excitation de se rasseoir dans un cockpit et une part de doute se confrontent. Entre les deux, le pilote du GP-101 ADS est en quête de réponses à l’aube de son retour.
Son dernier tour de piste a eu lieu en 2019 dans le bateau de classe Hydro 350 de Mike Grendell. De son propre aveu, cette sortie n’avait pas bien été.
C’est excitant de me remettre dedans, a-t-il indiqué avant les Régates de Brockville. J’ai hâte de voir si j’ai encore la capacité, encore les réflexes. Je n’ai pas tant de doutes. Mais c’est peut-être ça le danger.»
Dire que le retour de Marcoux est attendu est un euphémisme. Au fil des ans, le fougueux compétiteur a remporté des victoires, mérité le titre de pilote de l’année après une splendide saison dans le H-666 El Diablo et accédé à la classe Grand Prix.
«C’est sûr que les attentes sont élevées, reconnaît-il. Mais c’est notre première saison, avec un nouveau bateau. De notre côté, on ne se met pas tant de pression. Mais on va mettre le paquet pour Valleyfield! »
Compétition féroce
Tous les pilotes Grand Prix de la Ligue de régates d’hydroplanes, à l’exception de Jack Lupton, ont été désignés vainqueurs aux Régates de Valleyfield. Que ce soit en 2,5 litres, Hydro 350 ou en Grand Prix. Sans oublier la qualité des pilotes de l’Ouest qui viendront cet été.
«La compétition va être féroce, soutient Marcoux. Je ne vais pas là en me disant que je vais me battre à armes égales déjà. On va avoir seulement Brockville pour écouler nos restrictions et apprendre notre bateau. Je vais piloter intelligemment.»
Le pilote et Daniel Mercier, copropriétaire de l’embarcation, reviennent toutefois dans le circuit avec la mission d’être compétitif.
Leur association, entre 2012 et 2014, a produit une victoire en finale Grand Prix à Brockville et plusieurs autres en qualification.
Les deux «hommes de course» vont unir leurs connaissances des univers des compétitions d’accélération sur la terre ferme et sur l’eau pour obtenir les meilleurs résultats possibles.
Serge Blanchette travaille déjà fort sur le moteur et partage ses apprentissages avec deux comparses.
Marc Théorêt sera aux communications; un autre homme de confiance pour mener à bien le projet de retour à la compétition.
