Grand amoureux de l’humain et de sa région, le directeur Communications et Vie associative de la Caisse Desjardins de Vaudreuil-Soulanges, Richard Dubois, est heureux de quitter pour la retraite, en ayant pu lui-même choisir le moment pour le faire.
«Ce n’est pas la maladie qui me force à le faire, ce n’est pas pour de mauvaises raisons. Je quitte parce que je veux continuer à profiter de la vie autrement et je suis en santé et en forme, alors je peux me le permettre», mentionne celui qui quitte avec le sentiment du devoir accompli.
Quant à profiter de la vie, Richard Dubois entend croquer à belles dents dans sa réalité de jeune retraité. «Nous avons acheté un van aménagé qui nous permettra de parcourir et de découvrir le Canada. Nous avons longtemps fait du camping, mais cette fois, nous partons pour longtemps», indique le gentilhomme à propos de lui et de sa femme Guylaine, avec qui il partage tout de la vie depuis les 40 dernières années.
«Ça a été un parcours formidable. À une époque, alors que j’étais travailleur autonome, je faisais 80 heures par semaine. Des rencontres, des 5 à 7, du réseautage, des clients à accompagner. Elle était là et a compris ça. Elle a collaboré à ça», souligne Richard Dubois, qui se montre aussi très fier de ce que sont devenus ses deux enfants.
Faire resplendir son prochain
Adolescent, Richard Dubois s’est vu offrir de devenir enfant de chœur par le curé de la paroisse. Le jeune Richard qui habitait dans le Vieux-Vaudreuil a refusé et a plutôt entrepris de faire des lectures lors des célébrations. «Une sœur au vieux couvent donnait des leçons de diction et de lecture. J’ai beaucoup appris, mais j’ai aussi eu la piqure pour le domaine des communications», narre celui qui a fréquenté la Cité-des-Jeunes alors que l’école était précurseur dans le domaine de l’audiovisuel.
«Je suis tombé dans ce monde-là, ça m’a permis de parfaire mes connaissances.»
Il décide donc de compléter ses études en Arts et technologies des médias au Cégep de Jonquière avant de faire un stage à CJPM, à Chicoutimi. Il revient dans Vaudreuil-Soulanges pour amorcer une carrière qui le mènera à faire rayonner les gens, faire resplendir la région et mailler les organismes et les entreprises.
Un ambassadeur
C’est l’avènement de TCV9, la première télé communautaire de Vaudreuil-Dorion qui lui permet de toujours regarder vers l’avant. Il y fait ses premières armes avant de devenir correspondant de CFLV Valleyfield. «Ça m’a permis d’avoir un regard local sur une région en pleine émergence. J’assistais aux évènements, aux activités, j’ai vu la fondation de la MRC, c’était une époque fantastique», plaide Richard Dubois qui a ensuite œuvré chez Inter Public Communications à titre de conseiller en communication, tout en poursuivant une formation en relations publiques à l’École des Hautes Études commerciales de Montréal.
Cet emploi lui permet de se familiariser avec les stratégies de relations publiques dont il devient un modèle. Sa facilité à approcher, mais surtout à écouter les gens en font un mentor pour de jeunes communicateurs dans Vaudreuil-Soulanges. «Il y a eu le premier sommet économique de Vaudreuil-Soulanges, une première Chambre de commerce régionale dans les années 80 et je baignais là-dedans. Plus j’en mangeais et plus je voulais en manger», explique l’homme qui a alors fait un pas de géant pour passer de sa carrière stable à Montréal pour embrasser un poste à la Sucrerie de la Montagne à Rigaud.
Une expérience et un tremplin
Il devient coordonnateur de la sucrerie située dans la forêt de la montagne à Rigaud. Pendant 19 ans, il est le bras droit de Pierre Faucher. «Il était le charisme, j’étais la structure. Nous nous sommes promenés à travers le monde, on rencontrait les gens afin de leur permettre que la cabane aille jusqu’à eux. On a offert un rayonnement à la Sucrerie, aux États-Unis, en Europe. Ça a été des années de développement incroyables. Ça m’a permis de voir que les Québécois nous avons beaucoup à offrir et nous savons séduire», raconte avec couleur le vaudreuil-soulangeois.
Les gens ont alors commencé à lui dire qu’il pouvait espérer encore mieux et plus en œuvrant pour la région. Il fonde alors Touché Dubois Communications, une firme spécialisée en stratégie et en développement de projets régionaux. À travers cette entreprise, il a eu la chance de collaborer à plusieurs initiatives importantes pour la région, notamment la mise en place des Marchés champêtres de Rigaud et de Coteau-du-Lac, l’organisation et la promotion du Festival des couleurs de Rigaud, ainsi que divers projets de communication et de développement pour des municipalités et des organismes de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. «C’est également dans ce contexte que j’ai introduit le terme “vaudreuil-soulangeois“, aujourd’hui largement utilisé pour désigner l’identité régionale», établit-il.
Richard Dubois a aussi aidé à créer Ovation Vaudreuil-Soulanges, les Sept Merveilles de Vaudreuil-Soulanges et a fait partie du comité pour la venue de l’Hôpital dans sa région, avant de joindre en 2012 Desjardins. «Au cours de ces années, j’ai eu le privilège de travailler avec des personnes profondément engagées et de contribuer à renforcer les liens entre notre institution coopérative, ses membres et la communauté», conclut celui qui ne ferme pas la porte à quelques dossiers porteurs dans les prochains mois. «Si j’ai le temps, et si je ne m’enfarge pas quelque part dans les Maritimes afin de vivre pleinement ma retraite avec Guylaine», rigole celui qui n’aura jamais bien loin son Vaudreuil-Soulanges tatoué sur le cœur.

