Le conseil de ville de Saint-Zotique est divisé sur l’aide à apporter au IGA Déziel et à Chagall qui miroitent un projet majeur sur la 20e rue. L’idée de payer pour les infrastructures a été rejetée lors de l’assemblée publique, ce qui a pour effet de retarder la construction.
«Le problème, son permis était prêt, ils [Déziel et Chagall] étaient prêts à commencer, a mentionné, perplexe, le maire Jean-Pierre Daoust qui était convaincu que la collaboration proposée par la Ville allait recevoir l’aval du conseil. Au lieu de 180 000$, ça va peut-être être plus si on y va avec un allègement de taxes. C’est de valeur, on le retarde encore d’un mois. Ça fait déjà six mois.»
Le projet commercial, lequel comprendrait du résidentiel aux étages supérieurs, sur la 20e rue tout près de la 34e avenue, nécessite certains travaux d’infrastructures municipales.
Une intégration adéquate au réseau existant était requise et les travaux d’implantation auraient permis de baliser une entente avec les promoteurs.
Le tout, pour un montant maximal autorisé de 180 000$.
Au moment de voter, la division et même l’indécision ont fait en sorte que la résolution a été rejetée.
Peur de créer un précédent
Le conseilleur Hugo Gendreau a laissé savoir qu’il était favorable au projet d’allègement de taxes proposé à l’automne. Parce que celui-ci était ciblé à un secteur précis que la Ville désire développer.
«Maintenant, ce qui est soumis au conseil, c’est seulement pour la IGA Déziel et Chagall, a-t-il dit. Ce n’est pas balisé pour un territoire à développer. En y allant cas par cas, la Ville ouvre la porte à l’ensemble de la Ville. J’ai peur pour les futurs projets.»
Seuls Marylène Contant et Yves Lacelle étaient en faveur de la proposition.
L’élu du district 6 a convenu que le projet soulevait les passions. «L’allègement de taxes, si on l’accorde au IGA, il va falloir l’accorder aux autres commerces existants, a-t-il dit. Ce qui est proposé, c’est une aide à la construction d’un projet de 30 M$ qui va faire rentrer des taxes. Ça se fait dans plusieurs villes.»
Selon ce qui a été évoqué au conseil, l’allégement de taxes aurait pu représenter 240 000$.
Légère confrontation
Alors que son conseil avait rejeté la proposition, le maire a avoué sa stupéfaction de voir ses conseillers changer leur fusil d’épaule. «Je ne comprends pas pourquoi ils sont contre, a-t-il exprimé. J’ai même appelé une personne pour savoir si elle était pour et elle m’a dit oui. Là, c’est non. C’est correct. Il a le droit, c’est sa décision.»
Yannick Guay a été piqué au vif que cette discussion privée ait été révélée au grand jour et a reconnu qu’il était le conseiller évoqué par le maire.
«Lorsqu’on a des discussions en caucus, il n’y a pas d’ouverture à faire au public, a-t-il répliqué. Ces discussions se font un à un. La décision est prise. La collaboration va se faire avec M. Déziel, j’en suis convaincu. Le format ne fonctionne pas, on vous l’a dit et on l’a énuméré aujourd’hui.»
Projet majeur
La décision a donc été reportée lors de la prochaine séance du conseil.
Celle-ci surviendra avant la rencontre entre le promoteur et le maire Jean-Pierre Daoust, prévue pour le mois de mars.
Outre le supermarché IGA, lequel comprendrait des étages résidentiels au-dessus, une pharmacie et un Dollorama ont été évoqués parmi le développement économique du secteur.

En ce qui me concerne, la problématique se situe principalement au niveau des promoteurs impliqués dans ce projet. Ceux-ci cherchent à s’enrichir rapidement, au détriment des citoyens, qui n’en retireront aucun bénéfice réel