Désirant clarifier la situation concernant des travaux d’asphaltage dans diverses rues, la Ville de Salaberry-de-Valleyfield a convié le Journal Saint-François à une rencontre le mercredi 12 juillet à l’angle de la rue Fabre et du boul du Havre.
Difficile de rater la procédure de pavage mise de l’avant par la Ville, puisqu’une couche d’asphalte a été appliquée uniquement sur les voies de roulement. De côté de l’administration municipale, cette façon de faire a permis à la Ville de paver plus long de surface. «Nous avons pavé 7,5 KM de rue, fait savoir Stéphane Bellefeuille, superviseur au Service des travaux publics à la Ville de Salaberry-de-Valleyfield. Si nous avions fait les rues complètes, il aurait été impossible de faire aussi long avec les 550 000 $ que nous disposions.»
Magali Joube, agente aux communications relations publiques pour la Ville explique pour sa part que peu importe ce que la Ville fait, les citoyens sont préoccupés par l’asphaltage. «C’est une préoccupation pour les gens, confie Mme Joube. Par contre, il est important d’éduquer les gens sur l’ingénierie. À première vue, les gens croient que les travaux de pavage sont faits à moitié, mais il y a trois raisons précises pour lesquelles nous avons procédé ainsi. De cette façon, nous avons amélioré le confort de roulement, la sécurité et nous avons également prolongé la durée de vie des rues de trois à cinq ans.»
Les rues qui ont été asphaltées ont été sélectionnées en fonction des recommandations du conseil municipal, basées sur des données du Service d’ingénierie. «Les rues pavées étaient toutes planes. mentionne Magali Joube. Il y avait des accumulations d’eau dans ces rues. Cela est propice à la création de nids-de-poule au printemps et aux plaques de glace en hiver. Nous avons profité du pavage pour créer une pente de six centimètres afin de favoriser l’écoulement des eaux.»
Quelques travaux de pavage sont toujours à l’horaire ainsi que le réaménagement de certains puisards. «Il y a des puisards non standards dans certaines rues, précise à son tour Stéphane Bellefeuille. C’est le cas dans le secteur de Grande-Île. Pour l’instant, nous avons mis des cônes et nous attendons des pièces pour surélever les puisards en question.»
Toujours selon Mme Joube, la décision de paver les rues de cette façon n’a pas été prise pour plaire aux citoyens, mais bel et bien pour paver le plus de kilomètres possible. «Si on commence à gérer pour faire plaisir aux citoyens, nous aurons un sérieux problème. Je suis consciente que la Ville ne fait pas l’unanimité, mais ce n’est pas notre rôle de le faire.»
