Les premières courses d’hydroplane de la saison pourraient bien avoir été les dernières pour Samuel Pagé-Morin et François Dumouchel à la suite de plusieurs événements disgracieux survenus dans les puits de ravitaillement, le samedi 4 juin aux Régates de Gananoque (Ontario).
Les deux compétiteurs ont été forcés de se retirer après avoir reçu une mise en demeure qui les enjoignait, tout comme le principal commanditaire et chef d’équipe de leur écurie, à ne plus troubler la paix sur les sites de la Ligue de régates d’hydroplanes. En fait, cette missive visait plus particulièrement la tierce personne, qui aurait agressé physiquement et verbalement des dirigeants de la HRL au cours de l’après-midi du 4 juin.
«Tant et aussi longtemps que le contrat ne sera pas signé par le chef d’équipe, ce dernier ne pourra accéder aux zones où les responsables des courses doivent travailler. La sécurité sera d’ailleurs renforcée lors des prochains événements», a indiqué au Journal le directeur général des Régates de Valleyfield, Michel Poirier.
Le conducteur de l’embarcation «Team Qualiplast» H-911 de la classe Hydro 350, François Dumouchel, a fourni des explications sur sa page Facebook, mardi en fin d’après-midi. «C’est « game over » à la suite des événements du week-end dernier où un individu qui est dans l’entourage de l’équipe a décidé de régler de vieilles histoires et d’agresser physiquement et verbalement plusieurs membres de la haute direction des régates lors d’une altercation dans les puits», a écrit le pilote campivallensien.
«Samuel et moi, nous nous retirons la tête haute. Nous acceptons la décision du comité de direction et nous remercions chacun des directeurs pour leur ouverture d’esprit à trouver ensemble des solutions. Je suis désolé pour les gens ayant subi des insultes et/ou bousculades. Samuel et moi sommes des compétiteurs dans l’âme et pour nous, une compétition se gagne dans le respect», de signifier François Dumouchel.
Michel Poirier devait ajouter que ces mesures sont devenues nécessaires afin d’éviter que des incidents plus graves se produisent dans le futur.
