Condamnée à une peine de 30 jours de détention de façon discontinue le 31 mars dernier, Alexandra Lepage vient de voir la juge Marie-Chantal Doucet modifier sa sentence puisque la peine qui lui avait été imposée lui causait de l’anxiété.

La peine imposée à l’époque à Alexandra Lepage est le résultat de son arrestation alors qu’elle se trouvait en possession de 44 caisses de cigarettes de contrebande le 25 mars 2014 à Sainte-Anicet. Lors de la frappe policière, la contrebandière procédait au chargement d’un camion.

Toutefois, le mercredi 4 mai, l’avocat d’Alexandra Lepage, Me Martin Pilote, a expliqué au tribunal que le fait de dormir dans un centre de détention provoquait des crises d’anxiété à sa cliente. «Elle est maintenant enceinte de jumeaux et on parle d’une grossesse à risque. La dernière fois que ma cliente a dormi à la prison, elle a été transférée à l’hôpital, car elle a fait une crise d’anxiété.» 

Pour la poursuite, Me Simon Richard a informé le tribunal qu’il ne s’opposait pas à la raison médicale, mais qu’il se questionnait sur le droit de modifier une sentence.

Malgré tout, la juge Doucet a accédé à la demande disant que cela était aussi restrictif et dissuasif. Désormais, Alexandra Lepage doit se présenter à un centre de détention les lundis et mardi à 9 h et repart à 17 h. En ne dormant pas à la prison, il semble qu’elle ne sera plus victime d’anxiété due à sa détention.