Pourquoi la réplique de la Grande Hermine demeure dans un tel état de dépérissement à Jordan Harbour (Ontario) sans que les paliers de gouvernement municipal et fédéral interviennent pour procéder à son démantèlement?
:«Le problème, c’est que personne ne semble savoir qui en est le propriétaire», répond l’historien Ray Konkle, qui a été maire de la ville de Lincoln pendant 23 ans, de 1980 à 2003. Devenu président la société d’histoire de l’endroit, la «Friends of history of Lincoln», M. Konkle a informé le «Journal Saint-François» qu’aucune démarche est en cours pour dénouer cette affaire qui constitue une «patate chaude» depuis des lunes.
Selon M. Konkle, certains prétendent que le propriétaire serait un résident de Niagara-on-the-Lake mais il resterait dans l’anonymat afin de ne pas avoir à payer pour la démolition du navire. L’ex-maire a également mentionné lors d’une conversation téléphonique que la «Grande Hermine» avait déjà été ciblée pour le tournage des images d’une nouvelle version du film «Les révoltés du Bounty» (Mutiny on the bounty) et que finalement, ce projet ne s’est jamais concrétisé.
Mike Zettel, journaliste et éditeur web au sein de l’entreprise médiatique «niagarathisweek.com», signifie pour sa part que rien n’a changé depuis quelque temps en lien avec ce dossier épineux et mystérieux. «Il n’y a que des rumeurs», souligne le journaliste web de la compagnie qui possède également trois journaux imprimés dans la grande région de Niagara Falls.
Jeudi dernier, «Le Journal» a envoyé un courriel à la mairesse de Lincoln, Sandra Easton, pour en savoir davantage relativement à l’avenir de ce qui reste de la Grande Hermine mais elle n’a pas donné suite à la demande d’information.
