Résident de Punta Cana en République Dominicaine, le Campivallensien Jérémy Dumouchel s’apprête à affronter l’ouragan Irma dans les prochaines heures. Pour le jeune homme de 19 ans, revenir à Salaberry-de-Valleyfield n’était pas une option.
Instructeur de wakeboard au Rak Park à Punta Cana, Jérémy Dumouchel est retourné en République Dominicaine il y a trois semaines pour travailler. Il était loin de se douter qu’il devrait composer avec le plus fort ouragan à s’abattre sur le pays depuis les 100 dernières années.
«C’est l’inconnu pour moi, confirme Jérémy Dumouchel. J’ai parlé avec un homme qui a vécu huit ouragans et il m’a dit qu’il avait vraiment peur de celui qui s’approche. Pour l’instant, je ne peux pas dire que les gens sont affolés, malgré que la République Dominicaine soit sous alerte. Cependant, les gens se préparent au pire. Je peux confirmer que l’eau potable commence à être difficile à acheter et que les maisons sont toutes barricadées.»
Ce n’est pas le vent qui inquiète Jérémy Dumouchel. Le complexe où il habite est neuf donc, il est conçu pour résister aux intempéries. «Ce que j’ai en tête c’est l’après, dit-il. Nous sommes au niveau de la mer donc, il y a des chances que nous soyons inondés. Cela compliquera grandement les transports. Je ne sais même pas si je serai capable de donner des nouvelles à mes parents à Salaberry-de-Valleyfield dans les prochains jours, puisque j’ignore si les poteaux électriques résisteront au vent et à l’eau.»
Puisqu’il se soucie des jours qui suivront, Jérémy Dumouchel assure qu’il a fait le plein de vivres. «J’ai suffisamment de nourriture et d’eau pour deux semaines. Il faut savoir que l’eau n’est pas potable ici donc, j’ai fait des provisions.
Jérémy Dumouchel assure que les gens s’entraident. «Les plus riches offrent aux gens de s’abriter chez eux pendant l’ouragan. Mais, plusieurs ont refusé. Les gens souhaitent rester dans leur maison présentement. Par chance, nous ne devrions pas être frappés par l’œil d’Irma donc, ça devrait être moins pire.»
