Philippe Poirier prendra part à deux championnats du monde en Autriche puis aux États-Unis au mois d’octobre. Le jeune homme de 16 ans fait partie des favoris. Mais la pression n’étouffe par l’athlète de Jodan arts martiaux qui a fixé la victoire comme objectif.
«Je prends plus conscience de la préparation nécessaire pour ce type de compétition, a indiqué le karatéka. Chaque combat a une durée de deux minutes. Je suis rapide et j’ai une bonne analyse du combat. Je suis très à l’écoute de ce qui se déroule et j’ai l’agilité de changer de stratégie en cours de combat. »
L’entraîneur de karaté shorin ryu chez Jodan arts martiaux, Josée Guérin, qualifie Philippe de «machine». Selon elle, il est davantage préparé mentalement pour ce championnat. «Il est conscient de l’enjeu et affiche une belle maturité, mentionne-t-elle. Il travaille beaucoup sa technique avec son entraîneur Mathieu Émond. »

En octobre, il se dirigera d’abord en Autriche pour une compétition de la World Karate Union. Deux semaines
plus tard, c’est à Buffalo aux États-Unis qu’il se rendra pour un tournoi de la World Karate Organization. Il combattra dans la catégorie des moins de 80 kg chez les 15-17 ans.
À ses championnats du monde précédents, Philippe a généralement livré la marchandise. Il a terminé deuxième à Orlando avec une petite déception (légère erreur au kata), deuxième en combat et troisième en kata à Londres avant d’être terrassé par un malaise en Espagne qui l’a

empêché de donner le meilleur de lui-même.
Celui qui est l’un des 15 athlètes québécois commandités par H-Gear pratique le karaté depuis 12 ans. Il a dû travailler fort pour devenir un athlète aussi doué. «Au début, je n’aimais pas les combats, avoue-t-il. Ça me faisait peur. Mais j’ai vaincu ma peur. »
C’est l’adrénaline et le goût de se surpasser qui motivent le karatéka ceinture noire, 1ere dan. La pratique de cet art martial lui a également permis de voyager; il a pris part à des compétitions dans 5-6 pays déjà.
